• Matthieu Jalibert sera le capitaine de l’UBB face à Édimbourg. Une grande première pour lui.
    Matthieu Jalibert sera le capitaine de l’UBB face à Édimbourg. Une grande première pour lui. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Challenge Cup

La feuille de route bordelaise

À Édimbourg, l’UBB tentera de faire un coup forcément. Le staff a d’ailleurs préparé son affaire en identifiant soigneusement le profil de cet adversaire écossais, très différent de celui des Wasps. C’est dans ce travail d’analyse que le coach et ses adjoints essaient de faire la différence.

Il faut toujours bien écouter les mots de Christophe Urios, surtout quand il parle de l’équipe adverse. Le guide suprême de l’UBB est réputé pour bien radiographier le jeu des futurs opposants de ses hommes. Plusieurs joueurs nous ont confié que c’est dans ce talent d’analyse qu’il apporte une vraie plus value à son groupe. On ne peut pas mobiliser des joueurs professionnels toute une saison à coups de remontage de pendules. Urios et son staff sont capables d’aller plus loin et plus haut dans leurs analyses. La victoire à cinq points en ouverture face aux Wasps rend caducs tous les débats sur le fait de jouer à fond ou pas cette épreuve. Bordeaux doit faire de son mieux pour terminer à la première place, tout simplement.

La clé du sol

Aller défier Édimbourg sur sa pelouse, ce n’est pas la même chose que se coltiner les Wasps à pelouse. Le grand public ne le verra peut-être pas, mais les entraîneurs bordelais ont pris des notes qui se transformeront en consignes précises : "Ça reste du rugby mais entre les Wasps et les Écossais d’Édimbourg, les formes de jeu ne sont pas tout à fait les mêmes. Les Wasps étaient très physiques, très agressifs et très frontaux. Ils ont beaucoup gratté, même dans leur camp, ce qui est surprenant pour une équipe anglaise car dans leur championnat, les arbitres le tolèrent peu."

A priori, les Écossais seront moins batailleurs et moins rentre-dedans. Les Bordelais s’attendent à subir de longues séquences destinées à épuiser leur défense. À la baguette, ils auront peut-être affaire à un ancien de la maison, le petit ouvreur néo-zélandais Simon Hickey qui a passé deux ans et demi en Gironde (2015 et 2018). Il aura offert quelques bonnes périodes aux supporters français, mais une production globale assez irrégulière avec quelques vrais passages à vide. "Édimbourg est une équipe moins physique que les Wasps, mais qui met beaucoup de vitesse, beaucoup de mouvements au ballon. Ils attaqueront très fort le match. Ils mettront une grosse intensité dès le début du match… Ils ont aussi une assez bonne conquête." Tout est sans doute dans le "assez bonne", les Bordelais essaieront forcément de perturber la conquête directe écossaise, articulée autour du deuxième ligne international Grant Gilchrist (36 sélections), capitaine lors de la première journée à Agen, du pilier droit WP Nel (35), du vétéran John Barclay (76) ou du talonneur Stuart McInally (33). De toute façon, dans ce genre de franchises, tout le monde est international ou presque.

"Oui, il faudra être très sérieux et les faire "travailler" dans ce secteur", ajouta Urios qui a peut-être rêvé d’une UBB mettant la mêlée adverse au supplice pour s’offrir des pénalités décisives, une occupation sur mesure et une possession généreuse. Le boss de l’UBB a donné une mission particulière à ses troupes. "Nous essaierons d’être bien meilleurs au sol car nous avons été mangés samedi dans ce secteur face aux Wasps et ça aurait pu nous coûter cher. Les porteurs n’ont pas bien travaillé, les soutiens étaient un peu en retard. Édimbourg ne pratique pas tout le temps le combat au sol mais elle est capable de le faire. Une chose est sûre, chez eux les plaqueurs se relèvent vite. Évidemment, nous aussi, nous sommes capables de mettre de l’intensité physique. En fait, notre but sera de contrôler le match." Faire le boulot pour ne pas se laisser donner le tournis par ces Écossais qu’il faut savoir mater le plus vite possible.

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