• Beka Sheklashvili s’est montré à son avantage dans la ligne ballon en mains. Le pilier géorgien est notamment décisif sur l’essai de Manukula qui lance les Columérins vers la victoire.
    Beka Sheklashvili s’est montré à son avantage dans la ligne ballon en mains. Le pilier géorgien est notamment décisif sur l’essai de Manukula qui lance les Columérins vers la victoire. Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Pro D2

Les Columérins emportés par la fougue

(45-11) Accrochés pendant 35 minutes, les Haut-Garonnais auront lancé leur match après un ballon porté incroyable de plus de quarante mètres, symbole d’un rugby qui gagne en cohésion.

Contrés, contrariés, mais finalement libérés, délivrés. Avant le dernier essai rageur d’Hugo Pirlet, conclusion de dix dernières minutes furieuses, il y eut pourtant une opposition à museler. Et un jeu à mettre en place. Autant le dire de suite, Colomiers n’a pas offert ses trente premières minutes les plus excitantes depuis le début de saison.

Un retour aux bases salvateur

La faute à une farouche résistance aurillacoise. Mais aussi à quelques maladresses par-ci, par-là. Le coup de pied de Sébastian Poet contré au bout de trente secondes dans ses vingt-deux mètres avait déjà donné quelques sueurs froides. Mais l’Argentin, placé à l’arrière pour la deuxième fois de la saison seulement (la première était à Béziers) s’en était sorti comme un chef, ne cédant à aucun vent de panique malgré l’âpreté au contact des griffes adverses. C’est peut-être ça en fait le plus fort dans cette équipe columérine, cette saison. Elle a beau être mise sous pression, courber l’échine, elle ne plie que rarement. Passée la tempête sous les crânes de la première demi-heure et le vent contre - choix de la charnière de démarrer face - qui nécessitait un temps d’adaptation, Colomiers a donc sorti les muscles. Et c’est par le collectif qu’est venue la solution. Sur un renvoi aurillacois à la 35e, un ballon porté s’enclenchait, cornaqué par Gilen Queheille, zébulon par ailleurs aux éjections dynamiques, et Youssef Saaidia s’infiltrait au cœur de la défense.

Le talon, petit taureau furieux, auteur d’une prestation très intéressante, malheureusement ternie par une blessure grave (voir fiche technique) emmenait toute l’escouade bleu foncée dans son sillage. Une action conclue trois temps de jeu plus tard par un essai sans opposition d’Alexandre Manukula après un ballon relevé par Romain Bézian, et deux passes sur un pas de Beka Sheklashvili et Jules Soulan. Du grand art et une forme de rugby total. "Cet essai de 80 mètres nous a fait du bien, il a reboosté un peu tout le monde" expliquait le capitaine Aurélien Béco. Qui se refuse à se projeter sur toute ambition revue à la hausse. "Nous essayons de nous servir de ce qu’il s’est passé la saison dernière. On sait ce qu’on a vécu, d’où on vient. Avec la fraîcheur des jeunes et des moins jeunes, on essaie d’entretenir une bonne dynamique. Mais, je le répète, il n’y a rien d’acquis." Ce n’est pas encore l’heure des plans sur la comète à Colomiers.

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