• Dug Codjo et Pedro Bettencourt (Oyonnax)
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Pro D2

Oyonnax inarrêtable

(10-19) Sur la pelouse de Soyaux-Angoulême, l'USO a signé un sixième succès consécutif. Sur le terrain du quatrième, les Oyomen n’ont jamais tremblé et confortent leur place sur le podium.

Pourtant très attendus dans le stade charentais de Chanzy où Adrien Buononato l’ancien manager d’Oyonnax est désormais en poste, les Aindinois ont répondu à l’adversité. Appliqués, rigoureux et jamais dans le doute, les Oyomen ont construit leur succès, dominateurs dans les grandes largeurs. Alors même si Soyaux-Angoulême a pris l’ascendant en fin de match, reprenant l’espoir de gratter un bonus défensif, Oyonnax a su montrer les crocs, même s’il était à l’abri de la perte du moindre point. "On a eu la maîtrise en première mi-temps, nous avons été réalistes quand nous entrions chez eux. On fait une belle opération ce soir. On savait que c’était un choc en tant que deuxième que de se déplacer chez le quatrième. Continuer sur notre bonne dynamique, c’est vraiment super", savoure le manager, Joseph El Abd. Dans le premier acte, les joueurs d’Oyonnax ont su contrôler la partie, une domination bonifiée par le pied salvateur de Yohan Le Bourhis. La patience, la sérénité, c’est ce qui caractérise cette formation d’Oyonnax depuis plusieurs semaines. Alors, après un long travail de sape, les Aindinois ont trouvé le chemin de l’essai grâce à Zegueur, avant que son artificier Yohan Le Bourhis ne transforme. À la pause Oyonnax basculait déjà en tête (3-16). Dans le second acte, Oyonnax a longtemps occupé le camp charentais, a parfois même campé dans les 5 mètres angoumoisins.

Une maîtrise totale

Mais pourtant dominateurs, les Oyomen n’ont pas su tuer le match, le seul regret du manager de l’Ain. "En deuxième mi-temps on est resté très longtemps dans la zone de vérité, mais nous ne sommes pas parvenus à nous mettre vraiment à l’abri". Mais qu’importe, à défaut d’être flamboyant dans la zone de vérité offensive, Oyonnax a su tenir la dragée haute aux Angoumoisins dans le secteur défensif. Alors certes les Aindinois ont encaissé un essai de pénalité (69e) mais pour la cinquième fois consécutive ils n’ont pas craqué plus d’une fois dans une rencontre de Pro D2. Un sacré révélateur pour une formation au gros appétit qui s’inscrit toujours un petit peu plus comme l’un des cadors de la poule et comme un candidat sérieux à la première place. Une série loin d’être anecdotique puisque les Aindinois viennent d’accrocher à leur tableau de chasse des formations prestigieuses. Carcassonne, Provence Rugby, Montauban, Rouen, Perpignan et donc Angoulême sont les dernières formations tombées. Et au vu des prestations de l’USO, nul doute que la liste va encore s’allonger dans les semaines à venir.

Dorian Bercheny
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