Première amère pour Couilloud

  • 23 November 2019; Rob Kearney of Leinster is tackled by Baptiste Couilloud of Lyon during the Heineken Champions Cup Pool 1 Round 2 match between Lyon and Leinster at Matmut Stadium in Lyon, France. Photo by Ramsey Cardy/Sportsfile 

Photo by Icon Sport - Matmut Stadium - Lyon (France)
    23 November 2019; Rob Kearney of Leinster is tackled by Baptiste Couilloud of Lyon during the Heineken Champions Cup Pool 1 Round 2 match between Lyon and Leinster at Matmut Stadium in Lyon, France. Photo by Ramsey Cardy/Sportsfile Photo by Icon Sport - Matmut Stadium - Lyon (France) Sportsfile / Icon Sport - Sportsfile / Icon Sport
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Pour sa première titularisation en Champions Cup, Baptiste Couilloud, demi de mêlée de Lyon, aurait aimé offrir à son club un succès historique.

Il en avait rêvé, lui, l’enfant du Lou promu capitaine à l’intersaison, offrir à son club son premier succès européen. Les dés étaient jetés, et les étoiles semblaient d’autant plus alignées que Baptiste Couilloud disputait samedi son premier match en tant que titulaire en Champions Cup, après avoir manqué la campagne de la saison dernière. "Quand je me suis levé ce matin, j’étais très excité à l’idée de débuter un match en Champions Cup, qui plus est face à un ogre européen comme le Leinster, avouait le demi de mêlée international. Pour toute l’équipe et à titre personnel, ce n’était évidemment pas un rendez-vous ordinaire. On marque notre premier point dans cette compétition, certes. Mais ce n’est pas comme ça qu’on souhaitait marquer l’histoire." Une déception qu’on sentait palpable derrière une voix éraillée par un gros rhume, entre deux bouchées de sushis dédiés à la récupération. Parce que si Couilloud savait bien que son équipe avait présenté "un état d’esprit irréprochable ", le jeune Lyonnais n’ignorait pas que cette envie ne demeure jamais que le minimum syndical d’un match de haut niveau et que, pour ce qui est du reste, le Lou a encore cruellement affiché ses limites, et une stérilité inquiétante à l’approche de l’en-but adverse. "Le Leinster a une super défense, face à laquelle il faut être capable de tenir le ballon sur 10, 15 phases de jeu. Nous n’y sommes pas arrivés, et c’est en partie de ma faute. Il fallait faire preuve de plus de patience près des lignes. Sauf qu’on a un peu paniqué et perdu nos structures, et que dans ces moments-là, ce doit être à moi de remettre de l’ordre. J’en porte la responsabilité. "

L’un des rares Lyonnais à prendre ses adversaires de vitesse

Un mea culpa d’autant plus touchant que, si certaines individualités lyonnaises ont affiché leurs limites au niveau européen (de quoi expliquer en grande partie le manque de réussite du Lou dans cette compétition ?) ce ne fut clairement pas le cas de Couilloud. La preuve ? Le demi de mêlée fut un des rares Lyonnais à parvenir à prendre ses adversaires de vitesse, plaçant son vis-à-vis sous pression derrière une mêlée à la 26e, ou capable de chasser en touche Rob Kearney à la demi-heure de jeu. Mieux, "Titou " a semblé franchir un cap stratégiquement, en se montrant plutôt précis sur un de ses traditionnels talons d’Achille, le jeu au pied tactique. "En termes de stratégie, on n’a pas été mal, adoubait le manager Pierre Mignoni. Notre charnière a même réussi à nous remettre dans les bons zens au moment où on était sur le point de surjouer. " Un bon point en vue du prochain Tournoi, pour lequel le demi de mêlée lyonnais se savait naturellement supervisé, et sûrement de quoi faire passer la pilule de cette première amère. Quand bien même, en bon capitaine, il ne s’agissait pour Couilloud que de la dernière des préoccupations, samedi soir…

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