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  • Romain Ntamack (Toulouse) contre le Connacht
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L’international français, Romain Ntamack, a dû composer avec le vent et la pluie. ce qui n’a pas facilité sa tâche. l’expérience n’en est pas moins enrichissante.

Jusqu’à samedi midi, Romain Ntamack vivait un mois de novembre rêvé avec un titre de révélation mondiale de l’année, un doublé au Stadium face à Clermont et un passage on ne peut plus gagnant à l’ouverture pour mener les siens à un succès crucial en Angleterre. Toutes les planètes paraissaient alignées pour l’épanouissement de l’astre.

Mais samedi, pour sa première comme ouvreur titulaire du Stade toulousain depuis le 6 avril, les éléments se sont déchaînés : la pluie et le vent se sont invités en trouble-fête. Avant même le coup d’envoi, Romain Ntamack grimaçait : "Quand on voit ce temps, on se dit déjà que l’on ne va pas passer un super match, qu’il va falloir adapter le jeu et parler beaucoup aux avants car dans ce contexte c’est souvent par eux que la victoire passe." Le pressentiment du trois-quarts s’est confirmé avec une prestation contrariée : il a rarement pu animer comme il aime tant et n’a pas réussi à trouver de la longueur dans son jeu au pied. Interrogé sur ce sujet, Ugo Mola a tenu à défendre son protégé, sans le citer : "C’est après deux renvois aux vingt-deux mètres que les essais arrivent mais c’est sur la défense et non le jeu au pied qu’on les encaisse." Et le manager d’insister : "En première mi-temps, il manquait un truc au-delà du jeu au pied. C’est toujours facile de stigmatiser l’un ou l’autre, même si on le fait nous-mêmes en interne." La rencontre de son numéro 10 a aussi été émaillée d’un coup d’envoi direct et d’une sortie sur protocole commotion. Pour le plus grand déplaisir de l’intéressé : "Pour moi, je ne prends pas de coup à la tête. Je ne vois pas pourquoi je dois passer le protocole mais ce sont les directives qui veulent ça." Quand ça ne veut pas sourire…

Mola : "Une marge de progression sur ce secteur"

Cette après-midi diluvienne ne figurera donc assurément pas parmi les meilleurs souvenirs de sa saison. "Ce n’était pas facile, reconnaissait après coup l’ouvreur. J’étais content de redécouvrir le poste de 10 mais la météo a un peu gâché la fête. J’ai aidé mes coéquipiers comme je pouvais mais c’était compliqué avec le vent qui tournait beaucoup. Il y a eu pas mal de déchets." Toulouse-Connacht, un match à oublier, en somme, au-delà du résultat. Enfin, pas tout à fait… Car pour un ouvreur de 20 ans, évoluer dans des conditions aussi extrêmes n’en reste pas moins un apprentissage potentiellement enrichissant. "Le contenu est peut-être moins bon et ce n’est pas trop le jeu que nous aimons et que nous avons l’habitude de pratiquer. Mais il faut bien apprendre à changer de braquet car il ne va pas toujours faire beau, se projette l’international. Ce sont des matchs comme ça qui montrent que l’on sait jouer un rugby plus rude et stratégique."

Ugo Mola, lucide sur les qualités comme sur la jeunesse de son groupe, le sait : "L’équipe a peut-être une marge de progression sur ce secteur." À commencer par Romain Ntamack : aussi talentueux soit-il, il n’en reste pas moins un ouvreur en formation. Avec encore un peu de chemin à parcourir pour devenir ce numéro 10 de classe internationale, capable de rayonner même sous la pluie et le vent.

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