Garbajosa : « On ne peut plus accepter ces fautes ! »

  • Xavier Garbajosa, coach de Montpellier.
    Xavier Garbajosa, coach de Montpellier. Icon Sport / Icon Sport
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Malgré le succès, il ne décolérait pas. Ses hommes sont encore retombés dans leurs travers. 

Êtes-vous heureux ou frustré par ce résultat ?

Au regard de la physionomie du match, je ne peux pas me contenter de ça… Encore un carton rouge... À 30 à 27, nous avons presque de la chance de gagner ce match. L’objectif était de le gagner et de le faire avec le point de bonus offensif pour se donner les moyens de croire à la qualification. Les mecs ont plutôt bien démarré et je n’ai rien à leur reprocher sur l’entame. Mais encore une fois, on jette tout par la fenêtre en seconde période.

Comme en Irlande, vous avez l’occasion de plier le match et vous ne l’avez pas fait. Est-ce un manque de lucidité ?

Si j’avais la réponse, nous n’en serions peut-être pas là. Mais ce n’est pas seulement comme en Irlande. C’était pareil à Bayonne, comme à Clermont, et j’en passe. Je ne comprends pas comment on peut accepter ça. Les garçons ont travaillé dur, il y a eu des séquences comme nous n’en avions pas encore vues depuis le début de la saison ! Il y a eu beaucoup de temps de jeu, et jouer à quatorze dans ce genre de rencontre, c’est trop difficile. Aujourd’hui c’est Jacques (Du Plessis, N.D.L.R.). Avant-hier, c’était un autre. Je n’ai pas de baguette magique. C’est à eux de prendre conscience du fait que ces fautes sont inacceptables à ce niveau.

Justement, le nombre de fautes était acceptable avant ce carton rouge et on pensait que le problème de l’indiscipline était en passe d’être réglé…

Moi aussi, je l’ai pensé. J’ai pensé que nous avions enfin enclenché quelque chose de positif. L’échauffement était correct, le début de match était bon. Il y a eu de belles actions, même si nous ne sommes pas encore très efficaces. Et même si nous manquons encore de patience dans les derniers instants. En première mi-temps, c’était plutôt satisfaisant. Mais on balance tout. La faute de Jacques, elle n’est pas faite exprès mais elle y est ! Après ça on doit repartir travailler à quatorze, face à des mecs qui n’ont pas tapé une fois dans le ballon mis à part pour des jeux au pied de récupération.

Tirez-vous, tout de même, du positif, notamment de votre conquête ?

Oui mais que voulez-vous que je fasse ? Que je ne retienne que le positif ? Mais je n’en ai pas envie.

On vous a rarement senti aussi remonté. Pensezvous devoir changer de discours pour faire passer votre message ?

À un moment, s’ils ne sont pas capables de le comprendre seuls, il va falloir que je leur fasse comprendre. Je le leur ai dit : c’est vous qui êtes sur le terrain, c’est à vous de prendre vos responsabilités. Je leur parle, les autres coachs leur parlent. Mais quand je viens voir les journalistes après les matchs, on parle toujours de la même chose. Maintenant, ça suffit, stop. Nous ne pouvons plus nous contenter de ça, accepter ce genre de fautes, de la part de qui que ce soit. Leader, pas leader ; joueur expérimenté, jeune, vieux. Stop ! On se ment et on ne se donne pas les moyens, en équipe, d’avoir de la confiance, des certitudes. Nous recevons le leader lyonnais dans sept jours. Qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce qu’on se met sous la dent ? Les bonnes choses ? Ah oui, on gagne de trois points…

Propos recueillis par Julien Louis.

Midi-Olympique.fr
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