• Kevin Lebreton (Aurillac)
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Pro D2

Aurillac - Montauban sous haute tension

Ce match en retard de la cinquième journée doit être l’occasion pour les Cantaliens de s’éloigner de la zone rouge.

Si le Stade aurillacois veut se mettre légèrement au chaud avant les fêtes, alors il faut battre Montauban. Légèrement uniquement car on sait ce qui attend les hommes de Thierry Peuchlestrade avant la dinde de Noël : deux déplacements à Carcassonne puis Nevers entrecoupés de la réception d’Oyonnax. D’où l’importance d’une victoire face à des Montalbanais qui ne viendront pas dans le Cantal pour trier les lentilles.

Tout comme les Cantaliens, ils doivent enchaîner deux blocs d’affilée pour se coltiner huit matchs et digérer au mieux le tout. Tout comme Montauban, Aurillac n’est pas dans la meilleure des dynamiques. Une fois ce constat posé, la réalité c’est qu’Aurillac est 14e avec 15 points et Montauban 13e avec 20 points, mais à encore un autre match en retard à jouer. La relégation, elle, est à 14 points aujourd’hui. Pas besoin d’être un grand mathématicien pour comprendre l’enjeu de la rencontre. La priorité des Aurillacois reste donc la victoire, coûte que coûte, peu importe du report de cette rencontre et d’une éventuelle meilleure forme cantalienne à l’époque. L’instant T, c’est vendredi soir et le train rouge et bleu n’a d’autre alternative que de filer vers la gagne, malgré les rails qui vacillent. "On est dans le dur, concède le coach. Ce n’est pas une situation catastrophique, mais extrêmement délicate. Le doute s’est légèrement immiscé dans notre groupe."

"Les symptômes d’une équipe en plein doute"

Pourtant, le technicien continue de croire en ce groupe qui "travaille dur", qui "fait de bonnes choses dans les rencontres", mais qui convient aussi que "dès qu’il y a un grain de sable dans la machine, tout peut devenir catastrophique. On a trop tendance à vite baisser les bras dès que l’on rencontre un problème. On a vraiment les symptômes d’une équipe en plein doute". Un constat, un état de fait que Thierry Peuchlestrade a bien du mal à expliquer et les joueurs à résoudre puisqu’ils ont parfaitement conscience de la situation. Dans ce cas de figure, seule la victoire pourra impulser du positivisme. Mais pour l’heure, on se contentera nous de la victoire. Pour la régularité et la constance, on peut patienter encore.

Alors ce soir, Aurillac doit insister sur l’ambition de son jeu, retrouver sa conquête, son animation, sa défense, son orgueil. Le Stade aurillacois ne peut se permettre l’à-peu-près cette saison car il est payé cash. Être dans le combat, ne pas rendre les ballons et prendre les points. Basique, mais efficace. Et dans ces moments compliqués, le Stade espère aussi le soutien de son public et qu’il joue son rôle de seizième homme.

Jean-Marc Authié
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