Bayonne, les compteurs sont à zéro

  • Brandon Fajardo et les Bayonnais sont conscients que sur ces derniers matchs le jeu au pied a été le point faible. Ils veulent y remedier.
    Brandon Fajardo et les Bayonnais sont conscients que sur ces derniers matchs le jeu au pied a été le point faible. Ils veulent y remedier. Icon Sport - Icon Sport
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Après un bon début de saison, la défaite face à Pau présage-t-elle d’un coup de frein ? L’Aviron débute un nouveau championnat qui s’annonce ardu par un déplacement chez le champion retrouvé.

Bayonne, quatrième du classement, loué par tous pour son excellent début de saison, ce qui est vrai, n’a-t-il pas mangé son pain blanc en premier ? Si l’on se penche sur le classement britannique strict, balance entre les résultats à domicile et à l’extérieur, les Basques reculent à la sixième place avec zéro point (au classement britannique avec bonus, ils sont dixièmes avec +1). Autrement dit, les compteurs sont remis à zéro. Alors Bayonne commence-t-il un nouveau championnat ? Yannick Bru n’a encore jamais parlé de maintien, se plaçant dans une autre dynamique, celle de la performance. Et ne veut pas se projeter sur ce qui pourra arriver mais qui ne l’est pas encore. Les faits lui donnent raison.

L’Aviron, quatrième, ne compte que cinq points d’avance sur le treizième, Agen qui, lui, est à -6 au classement britannique. Cette comparaison avec le treizième nous amène sur le terrain… du maintien. Bayonne se doit de retrouver l’élan, voire l’insouciance du début de saison qui l’avait amené à l’emporter au Racing et à Agen. Le dernier match face à Pau, perdu à Jean-Dauger, l’a-t-il plongé dans le doute ? En tout cas, il n’a plus gagné depuis le 19 octobre. C’était face à Montpellier. Il y a eu ensuite l’échec à Toulon, sans bonus, et les deux défaites en Challenge européen, face à Toulon encore et chez les London Irish, après le rendez-vous béarnais.

Des points au pied échappés

Les Bayonnais ont, lors de ces derniers quinze jours, préparé ce rendez-vous à Toulouse, en alignant des équipes mixtes, en donnant du temps de jeu à certains, en en maintenant d’autres dans le rythme. S’ils ont besoin de retrouver leur tempo, perturbé par les terrains gras, ont-ils gommé toutes les zones d’ombre apparues ces derniers temps ? Notamment la défense sur les ballons portés. Emportés face à Toulon dans ce secteur, ils ne se sont pas complètement retrouvés en Angleterre. Reste aussi le jeu au pied. Surtout face aux poteaux. L’assurance d’un buteur régulier fait défaut. Bayonne a laissé échapper des points précieux, justement dans des matchs qu’il aurait pu remporter. On pense à Paris, face au Stade français et, plus près, face à Pau où le cours du match aurait pu s’inverser.

Si le déplacement chez le champion de France ne leur laisse pas beaucoup d’ouverture, les Bayonnais s’attacheront néanmoins à faire bonne figure, comme à leur habitude. Pas question de se transformer en proie facile face une équipe pourtant totalement retrouvée, malgré encore quelques leaders en vacances. Comme toutes celles qui récupèrent leurs joueurs après le Mondial. Mais pour les Bayonnais, cela ne constitue pas une surprise. Ils ont profité intelligemment de la situation.

À travers ce déplacement périlleux, Bayonne aura en tête le match d’après, celui du 21 décembre. Il recevra Brive. Match capital, peut être déterminant, mais sûrement une étape importante dans son parcours. S’il veut rester réaliste, l’Aviron sait que son avenir dans l’élite ne pourra souffrir de faux pas face à certaines formations. Les Corréziens en font partie. Ce rendez-vous, autrement plus important que celui d’Ernest Wallon, s’inscrit dans un ensemble de matchs assez peu favorable. Déplacements à Lyon, Bordeaux d’ici la fin de l’année. Et pour commencer la nouvelle, la réception d’Agen. Mais ce sera déjà presque une autre histoire…

Edmond Lataillade
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