Hastoy : « Ma génération arrive à dédramatiser »

  • Antoine Hastoy (Pau) contre Agen
    Antoine Hastoy (Pau) contre Agen Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Le jeune ouvreur de 22 ans, Antoine Hastoy, enchaîne les matchs comme titulaire en raison notamment de la mise au repos forcé de Colin Slade. Il se confie avant la réception du RCT qui s’annonce intéressante pour confirmer le bon départ de la Section.

Vous êtes aujourd’hui numéro un au poste d’ouvreur alors que vous avez réellement commencé à jouer avec l’équipe pro la saison dernière. Comment jugez-vous cette ascension ?

J’avais commencé un peu quand j’avais 18 ans. J’avais joué deux matchs mais je n’avais fait aucune apparition la saison suivante. Ensuite, j’ai été en concurrence avec Brandon Fajardo et j’ai finalement commencé à jouer la saison dernière. J’étais content car c’était arrivé assez vite car l’équipe n’avait plus de numéro 10 valide. J’ai alors réalisé quelques bonnes prestations qui m’ont permis de continuer à jouer. J’ai pu sentir la confiance du staff et cela m’a permis de m’investir totalement dans le groupe.

Cette saison, vous n’êtes plus vraiment le petit jeune, d’autant plus que Colin Slade est au repos forcé. Sentez-vous que les attentes sont différentes ?

Honnêtement, on ne m’a jamais signifié que les attentes étaient différentes. En tout cas, je ne le ressens pas. En revanche, je me sens beaucoup davantage investi dans le groupe. On me demande plus souvent mon ressenti et j’ai beaucoup plus de conversations avec Tom Taylor ou Colin Slade.

Justement, comment ça se passe avec eux, et plus particulièrement avec Colin. Est-ce qu’il vous donne des conseils depuis sa mise au repos ?

On ne parle pas vraiment de mes prestations. Colin est quelqu’un de réservé et nous ne le voyons pas tout le temps puisqu’il suit un programme spécifique. Je parle beaucoup avec Tom depuis l’an dernier. J’ai beaucoup travaillé mon jeu au pied avec lui. Il me pose plein de questions sur mon ressenti. C’est très intéressant.

On peut quand même dire que votre statut n’est plus le même au sein de l’équipe puisque vous serez titulaire pour la septième fois en dix journées ce samedi…

Bien sûr, mon statut a changé mais je ne ressens pas des attentes particulières autour de moi car le staff technique insiste beaucoup sur le collectif depuis le début de la saison. Mais, je sais que je dois faire de grosses performances pour compenser la blessure malheureuse de Colin. Maintenant, je crois que ma génération arrive à dédramatiser l’importance de l’événement. C’est du rugby, c’est du sport, même si les résultats sont importants. Et puis, je me sens vraiment bien intégré car nous avons un bon groupe de jeunes joueurs et nous sommes nombreux à venir de la région.

Est-ce un soulagement d’enchaîner les matchs quand on est un jeune joueur ?

On est toujours content de jouer. On aimerait jouer tous les matchs car c’est quelque chose à laquelle nous étions habitués chez les jeunes. Quand on arrive chez les pros, on découvre autre chose. Tout d’un coup, on joue beaucoup moins et nous sommes souvent remplaçants. Nous faisons quelques bouts de matchs. Pouvoir enfin enchaîner les rencontres permet de progresser car acquérir de l’expérience est nécessaire, surtout à mon poste. Cela permet aussi de progresser sur le plan technique car on acquiert plus d’automatismes avec ses partenaires mais aussi en fonction de la vitesse du jeu.

La saison dernière, vos qualités de vitesses avaient été mises en avant et la victoire sous la pluie face à Bayonne a permis de voir une autre facette. Est-ce aussi une preuve de vos progrès ?

L’occupation est importante en Top 14 mais je ne vais pas m’interdire de jouer sur mes qualités de vitesse pour faire des différences. Mais tenir la stratégie d’un match, ça s’apprend et l’équipe est plus performante dans ce secteur cette année. à Bayonne, je n’avais jamais connu un match dans de telles conditions. Il fallait montrer autre chose que ma vitesse et jouer le moins possible dans notre camp. J’étais surtout content que ça se passe bien au niveau du tir au but. J’ai eu de bonnes sensations ce jour-là.

La Section a l’occasion de confirmer sa place actuelle sur le podium en recevant Toulon. Craignez-vous cette équipe du RCT ?

Il ne faut pas oublier que notre victoire à Bayonne vient seulement rattraper notre défaite face au Racing au Hameau. Ce match contre Toulon est donc avant tout un match à domicile et avant même le début de la saison, nous avions la volonté d’être performants chez nous. Avec une victoire, nous serions bien même s’il est difficile d’interpréter le classement actuel puisque le début de championnat a été un peu faussé. Nous savons que les équipes se sont renforcées. Nous ne sommes donc pas craintifs mais nous savons que ce sera difficile et nous nous sommes préparés en conséquence car les Varois arrivent avec de la confiance après deux victoires en Challenge Cup.

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir