• Pour ce match en retard de la cinquième journée, les Neversois de Jason Fraser, après trois succès sur quatre rencontres, veulent vaincre leur bête noire, Béziers, qu’ils n’ont jamais gagné depuis qu’ils sont en Pro D2.
    Pour ce match en retard de la cinquième journée, les Neversois de Jason Fraser, après trois succès sur quatre rencontres, veulent vaincre leur bête noire, Béziers, qu’ils n’ont jamais gagné depuis qu’ils sont en Pro D2. Midi Olympique / Stéphanie Biscaye / Midi Olympique
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Pro D2

Nevers : terrasser enfin la bête noire

Remise en confiance par ses trois victoires en quatre matchs, l’Uson s’interdit tout relâchement avec la réception de Béziers, qu’elle n’a jamais battue depuis son accession en Pro D2.

La victoire à Rouen est déjà rangée dans le coffre à souvenirs. L’euphorie attendra. "Écœuré" par la grave blessure de son ailier Josaia Raisuqe, vendredi à Rouen, le manager neversois Xavier Péméja n’a pas l’âme aux cotillons. Les trois succès sur les quatre derniers matchs ? "On s’est rassuré en battant Perpignan, ce qui n’est pas rien, et on vient de battre les deux promus, mais il nous manque un point de bonus défensif à Aix", maugrée-t-il. Les trois réceptions d’ici la trêve ? "On est trois fois en danger. À la maison, on est sous pression car on ne peut pas se permettre de perdre. On a encore du retard au classement, on n’a pas de réserves." Avant la venue de Colomiers puis d’Aurillac, voici donc Béziers qui débarque au Pré-Fleuri, précédé de la funeste aura de bête noire des Neversois : "Depuis qu’on est en Pro D2, on n’a jamais gagné contre eux. Le meilleur résultat qu’on ait fait, c’est un match nul chez nous", avertit Xavier Péméja. Et ce ne sont pas les quatre défaites sur les cinq derniers matchs des Héraultais qui déplisseront son front : "Béziers est une équipe à réaction. Quand elle perd chez elle, le match suivant elle est à deux doigts de gagner à Grenoble. C’est un cador du Pro D2." De même, on cherchera en vain un excès d’optimisme dans les propos de Gautier Gibouin : "Béziers va venir pour faire un coup. Sa défense est dure, imperméable, les joueurs pourrissent bien les rucks et nous empêchent de mettre notre jeu en place." Une victoire, et Nevers remonterait à la 8e place, à deux points du wagon des qualifiables pour les phases finales : "C’est un match charnière, que l’on doit gagner", assure le flanker, auteur de l’essai de la délivrance dans les dernières minutes à Rouen.

L’heure de vérité

Même si ce deuxième succès à l’extérieur fait remonter Nevers à la 9e place, Gautier Gibouin préfère retenir l’entame poussive chez les Normands : "On est retombé dans ce qu’on fait de mal. On a été pris à la gorge, même si ensuite on est revenu au score et on est passé devant. Il faudra qu’on soit plus rigoureux face à des équipes comme Béziers ou Colomiers, sinon ça ne pardonnera pas." L’Uson s’est néanmoins rassurée depuis quatre matchs, empochant plus de points (13) que sur les sept premiers de la saison (12). Le non-match calamiteux à Grenoble (46-21) lors de la 8e journée semble avoir servi d’électrochoc pour Gautier Gibouin et ses coéquipiers : "Il y a eu une prise de conscience collective, sur le plan comptable pour commencer. Il fallait qu’on récupère des points. On a retrouvé notre défense, on a une bonne mêlée, une bonne touche, les trois-quarts ont proposé une bonne animation sur nos deux derniers matchs. Tout est en train de se remettre en place." Xavier Péméja voit lui aussi ce match face à Béziers comme un révélateur : "Il peut nous permettre de valider ce qui a été fait." Un match en retard qui sonne comme une l’heure de vérité. Et s’il refuse de se projeter sur la réception de Colomiers la semaine suivante, le manager concède qu’il y verra plus clair à l’issue de ces deux affrontements clés : "On sortira renforcé pour la suite si on a battu ces deux équipes."

Sébastien Chabard
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