• Les Neversois de Léonard Paris, prêté par le Racing 92, se rapprochent sérieusement de la première partie de tableau. Photo Fabien Belloli
    Les Neversois de Léonard Paris, prêté par le Racing 92, se rapprochent sérieusement de la première partie de tableau. Photo Fabien Belloli
Publié le / Modifié le
Pro D2

Nevers - «Braque Friday»

Grâce à une pénalité dans les arrêts de jeu, les Neversois arrachent à Béziers une victoire qui les replace dans la course aux phases finales.

Le cinquième match aura été le bon. Pour la première fois de sa jeune histoire en ProD2, l’Uson a vaincu Béziers (16-13). L’étroitesse du score illustre la proximité de niveau entre deux équipes qui exaltent en miroir la puissance du groupé-pénétrant et la robustesse défensive. Mais elle ne dit pas le twist final façon Incassable d’un match tendu et terne dont l’issue annoncée (13-13) pouvait à la fois soulager et frustrer les deux camps.

Alors l’ultime pénalité arrachée dans les arrêts de jeu avait des airs de Noël avant l’heure pour des Neversois aussi extatiques au coup de sifflet final qu’empreints d’humilité quelques minutes plus tard, en conférence de presse : «Béziers a fait un bon match, un très bon match même. On a de la chance, cette fois-ci le résultat nous sourit», résume l’arrière Kylian Jaminet, plusieurs fois chahuté sous la mitraille biterroise en première période. «On a senti rapidement que ce serait un match très compliqué. Le match a été serré, très dense devant. On a eu du mal à les bouger, mais heureusement pour nous ils ont fait beaucoup de fautes et ils ont manqué des points au pied. Nous, on aurait pu se mettre à l’abri plus facilement en seconde période.»

À défaut de briller balle en main, les trois-quarts neversois ont été presque parfaits en défense, coupant prestement les extérieurs pour transformer en spectateurs les puissants ailiers fidjiens Rawaca et Tawalo : «Cela fait deux ou trois matchs que l’on utilise ce système de défense et ça nous réussit plutôt bien», reconnaît Kylian Jaminet. À ses côtés, l’ouvreur anglais Zack Henry ne surjoue pas le triomphe pour raconter la pénalité du 16-13 à 20 mètres face aux perches, à l’endroit même où, en première période, l’arrière biterrois Jérôme Porical a expédié le ballon sur le poteau : «On s’entraîne toute la semaine pour des moments comme ça», explique sobrement le buteur neversois.

L’USON se replace

Avec ce quatrième succès sur ces cinq derniers matchs, Nevers occupe désormais une 8e place (à deux points de la 6e) plus conforme à ses ambitions : «On n’était pas inquiets, on savait qu’on pouvait remonter au classement», assure Zack Henry. Soulagé, le manager Xavier Péméja apprécie : «Je suis très fier de mon groupe, de son évolution. C’était un match d’hommes ; si t’es gamin, aujourd’hui, tu lâches, car Béziers était venu pour gagner. On a su provoquer la réussite.» Le doute qui tenaillait le groupe depuis une intersaison ratée et un démarrage médiocre semble desserrer son étreinte : «Cette victoire va nous permettre de prendre confiance. La confiance, ça se transmet, et en ce moment on est un peu dans ce cycle où chacun a envie de l’apporter à l’autre.»

Sébastien CHABARD
Voir les commentaires
Réagir