• La mêlée n’a pas suffi aux Parisiens pour l’emporter.
    La mêlée n’a pas suffi aux Parisiens pour l’emporter. EC / EC
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Les raisons d’y croire pour le Stade français

Bien que défaits, les stadistes ont affiché un bien meilleur état d’esprit que lors des dernières semaines, s’appuyant notamment sur leur pack.

Dixième match et huitième défaite pour le Stade français pour qui le cauchemar continue. Désormais, les Parisiens comptent six points de retard sur Agen, premier non relégable, et huit sur Castres, douzième. Et pourtant, on jurerait que le meilleur est à venir. Pourquoi ? Parce que certains signes ne trompent pas. Les hommes de Yoann Maestri sont les premiers à ramener un point de bonus défensif du Stadium, où les Corréziens se montrent intraitables depuis le début de l’exercice. Alors certes, ce n’est qu’un point. Mais ce peut être "le point de l’espoir", comme le twittait l’ancien président Max Guazzini à l’issue de la rencontre. Quand on posa la question à Maestri, celui-ci se voulut plus mesuré : "Le renouveau ? Non, on ne va pas parler de renouveau. Nous n’avons pas gagné, loin de là. On parlera de renouveau quand nous aurons enchaîné quatre ou cinq bonnes performances. Pour l’instant, nous en sommes loin."

L’ex-Toulousain n’a pas tort et il est trop intelligent pour savoir à quel point ces redressements sont fragiles. Mais tout de même. Dimanche, on a aussi vu un Stade français qui refusa d’abdiquer. "Bien que menés 20 à 3, nous n’avons pas baissé les bras. Il y a encore quelques semaines, je ne suis pas sûr que cela serait arrivé. Nous nous étions promis de faire des efforts, de courir, de se relever, de se replacer, quoi qu’il arrive. C’est bien de voir que cette promesse a été tenue", positivait Maestri. Même écho du côté du duo d’entraîneur Sempéré-Arias qui s’est présenté plus soudé que jamais après coup. "J’ai beaucoup lu qu’il s’agissait d’un match à la vie, à la mort. Mais quelle qu’était l’issue, ce match n’allait pas nous maintenir, pas plus qu’il allait nous reléguer. Nous ne voulions qu’une chose : voir sur le terrain la même implication que dans la semaine. Et sur ce point, c’est positif", lançait l’ancien talonneur. "Ce match va être une bonne base de travail pour la suite", reprenait son alter ego Julien Arias.

Arias : « Les joueurs commencent à se rebeller »

S’il n’a pas retrouvé le chemin de la victoire, le Stade français a donc retrouvé du caractère. " Les joueurs commencent à se rebeller, j’espère que nous sommes sur la bonne voie", ajoutait l’ancien ailier. Une rébellion sonnée par un pack revanchard, qui a largement dominé son homologue dans tous les secteurs de la conquête et plus spécialement en mêlée fermée où le trio Béthune-Da Silva-Alo-Emile a surclassé son vis-à-vis. Idem sur les ballons portés, où les Parisiens ont souvent trouvé de l’avancée face à une équipe pourtant réputée dans cet exercice : "Leur mêlée nous a fait mal, reconnaissait le manager briviste Jeremy Davidson, heureusement que nous avons été plus réalistes qu’eux et solidaires en défense."

L’autre bonne nouvelle, c’est que le Stade français peut compter sur ses cadres : les Maestri, Gabrillagues, Macalou, Danty, Fickou et Hamdaoui ont tous signé un bon match. Et que les entrées intéressantes des stars sudistes Latu et Matera laissent à penser que ces dernières apporteront encore plus quand elles se seront parfaitement fondues dans l’effectif. Sans oublier la prestation de l’ouvreur remplaçant Joris Segonds, nettement plus efficace et à l’aise que son rival argentin Sanchez. Pour conclure, on citera cette réaction du jeune numéro 8, Loïc Godener, laquelle illustre bien la saine colère qui anime ce groupe. Quand on lui demanda s’il signerait tout de suite pour une place de barragiste à la descente, le sang de l’ex-Grenoblois ne fit qu’un tour : "Non, jamais de la vie. Le but, c’est de gagner le plus de places possible pour ne pas être barragiste. Vous êtes fous…" La révolte est en marche. Maintenant, elle doit durer. Sinon…

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