Retour en cage pour Iturria

  • Arthur Iturria (Clermont) contre Agen
    Arthur Iturria (Clermont) contre Agen Icon Sport - Icon Sport
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Toujours en délicatesse avec son physique, l’international français Arthur Iturria, est contraint de remonter en deuxième ligne en raison de l’hécatombe qui frappe actuellement Clermont. Tout sauf évident.

Voilà ce qu’il est convenu d’appeler l’ironie du sort… Déçu et blasé d’avoir été repositionné à son ancien poste de deuxième ligne avec le XV de France pour faire une place à « l’invité surprise » Charles Ollivon au sein du groupe pour la Coupe du monde, Arthur Iturria devait rêver d’une reprise plus tranquille en club, et d’un retour progressif au poste de troisième ligne lui permettant de récupérer pleinement de ses soucis au dos et à l’ischio.

Sauf qu’en sport, bien souvent, rien ne se passe comme prévu… Obligé de retrouver la compétition plus tôt que prévu face à l’Ulster en raison d’une hécatombe en troisième ligne, l’international aux 15 sélections s’est vu contraint, après la blessure de Paul Jedrasiak en Irlande du Nord, de retourner dans la cage contre Agen. Une « mise en boîte  » qui se prolongera cette semaine face à Bath aux côtés de Sitaleki Timani, faute de « concurrents » en l’absence aussi de Vahaamahina (suspendu) ou Merrick (blessé). On comprend un peu mieux la montée de stress que connut Franck Azéma samedi dernier lorsque Iturria dut quitter la pelouse pour passer un protocole commotion après un choc avec Murday, heureusement validé. Et pourquoi le Basque fut illico ménagé…

Une grinta à retrouver

C’est en effet avec seulement deux deuxième ligne de « métier » que l’ASMCA se présentera sur la vénérable pelouse du Recreation Ground, avec la ferme intention d’en finir avec des comportements quelque peu négligents du point de vue du combat, depuis deux semaines. Le genre de constat évidemment du genre à agacer Arthur Iturria, qui sait que son équipe devra retrouver un peu de grinta si elle souhaite s’éviter une nouvelle entame de match compliquée. « Je ne sais pas comment c’est possible, déplorait ce dernier dans les colonnes de la Montagne. C’est sûrement individuel et c’est une remise en question qu’il faudrait avoir, chacun de son côté. Les semaines sont bonnes, on travaille correctement, mais à trop travailler correctement, il nous manque toujours quelque chose le week-end ! Il faudra, peut-être, essayer de caler le tempo du match sur cela, sur l’agressivité. Du moins, pendant ce mois de décembre… »

Parce que c’est maintenant, au cœur de l’hiver, que se gagnera le droit de rêver au printemps. Pas le moment de lambiner, donc, quitte à tirer quelque peu sur la corde… « À partir du moment où l’entraîneur te demande si tu es apte à jouer et que tu réponds positivement, tu y vas. J’ai de moins en moins mal, mais il faut encore être patient et serrer les dents. Je sais qu’on attend autre chose de moi, mais il y a des choses que je ne suis encore pas capable de faire actuellement. À moi d’être patient et de faire mon métier de la meilleure des manières. En ce moment, c’est un peu plus compliqué physiquement. Je sais que je ne pourrai pas le faire à merveille, comme il y a un an. Mais je vais essayer de revenir un peu plus chaque semaine. Que cela prenne trois ou quatre mois, je m’en fiche, du moment que je suis prêt sur la dernière partie de saison. » Un drôle d’équilibre à trouver, puisqu’il s’agira avant tout d’assurer l’essentiel lors de cette double confrontation contre Bath… 

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