• Jean Monribot (Bayonne)
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Challenge Cup

L’enjeu est ailleurs pour les Bayonnais

Différence de niveau et d’objectifs, logiquement, les gallois s’imposent. Les forces de l’Aviron se tendent vers le Top 14.

C’est la sixième défaite d’affilée toutes compétitions confondues pour Bayonne. Mais finalement, il n’y a en qu’une qui prend de l’importance, celle à domicile face à Pau en championnat. " Oui, mais il faut arrêter de dire que ce n’est pas grave, rétorque Maxime Delonca. Il faut renouer avec la victoire, ça commence à faire long." Avec une équipe mixte, face à des Scarlets, leurs internationaux et "leur meilleure équipe du moment", dixit Brad Mooar, l’Aviron s’est montré simplement plus tendre. La différence s’est ainsi ressentie. Accentuée aussi par la visée qu’avaient les deux protagonistes de cette Challenge Cup. "Nous sommes très heureux d’avoir gagné pour la qualification, continue l’entraîneur gallois. C’était particulièrement important."

Une solide défense

Mais ces considérations ne satisfont pas l’Aviron. Privés de ballons, très indisciplinés (encore deux cartons jaunes), les Bayonnais ont péché en conquête, même en touche, leur point fort. à leur décharge, peu de sauteurs et des joueurs pour qui la marche était trop haute. "Nous nous sommes trouvés face à une équipe de très, très haut niveau, explique Yannick Bru. Mais on a aussi fait beaucoup d’erreurs d’indiscipline. Nous avons a encore joué vingt minutes à quatorze. Il va falloir y remédier. C’est un problème sur lequel on doit se pencher sérieusement. Nosu avons aussi fait beaucoup trop d’erreurs." Le problème de ce match. Bayonne, sevré de munitions, n’a pas pu s’exprimer. Si ce n’est en défense, l’un des points positifs de ce rendez-vous hivernal. Il y en a eu d’autres également. "On a très bien défendu, continue le manager. Nous avons encore montré du cœur et nous ne perdons que de huit points. Tous les matchs, on les joue. Mais nous avons choisi de faire des rotations, d’intégrer certains joueurs, d’en faire reposer d’autres. On sait très bien que notre objectif n’est pas comptable. Pour nous, c’est le contenu qui prime. Notre déception doit être en rapport avec le potentiel qu’on a investi sur ce match."

Tout n’est pas noir pour l’Aviron qui ne doit pas s’enfermer dans ce discours défaitiste de comptage de défaites d’affilée qui n’ont pas d’importance dans le cursus engagé. Romain Barthélémy parle de révolte dans une autre perspective, l’échéance dans quinze jours, en championnat : "J’espère que la colère va venir. Parce que Brive l’aura. Ce sera un match capital et c’est celui-là qu’il va falloir gagner." Reste un match à Llanelli avant ce rendez-vous presque couperet où toutes les forces se concentrent. "Le 21 décembre, je peux vous dire, nous serons là. Avec tout ce qu’il faut et vous pouvez compter sur nous !", conclut Yannick Bru.

Edmond Lataillade
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