• L’incendie du stade du Moulin en juillet 2018 impacte encore les joueurs de Lézignan, qui doivent composer avec de nombreux déplacements en cet automne. Photo Michel Clementz
    L’incendie du stade du Moulin en juillet 2018 impacte encore les joueurs de Lézignan, qui doivent composer avec de nombreux déplacements en cet automne. Photo Michel Clementz
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Rugby à XIII

Lézignan, contraint à l’exil

Le club des Corbières ne peut pas encore fouler son stade du Moulin. Jusqu’au début de l’année civile, les Audois sont dans l’obligation de se déplacer.

Flash-back ! Revenons au 7 juillet 2018 à Lézignan. Ce soir-là, la localité des Corbières a vécu un moment douloureux de son histoire. Les tribunes en bois du célèbre stade du Moulin ont été la proie des flammes. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, le feu a dévoré tout un pan de l’histoire du glorieux FCL. Le lendemain, le Moulin n’était qu’un amas de cendres. Un an et demi après ce sinistre incendie, le stade fétiche des Lézignanais a retrouvé des couleurs. Grâce à la volonté des élus locaux, départementaux, une nouvelle tribune plus moderne va prochainement voir le jour. Le 5 janvier de la nouvelle année civile lors de la réception de Limoux, la nouvelle tribune sera inaugurée. Les treizistes lézignanais vont ainsi retrouver leurs pénates.

Or, avant de pouvoir disposer de ce magnifique écrin sportif, l’équipe fanion lézignanaise a été dans l’obligation d’enchaîner les déplacements au cours de ce mois de novembre et décembre. Après la journée inaugurale du Magic Week-end où elle s’est inclinée à Limoux (14-6). Elle a enchaîné par une victoire lors de la deuxième journée à Saint-Estève chez le champion de France en titre (32-16).

Le troisième déplacement à Albi s’est avéré infructueux (22-37). Elle s’est déplacée hier après-midi à Toulouse face aux réservistes du Toulouse olympique. Avant de clôturer cette année 2019, elle en découdra le 15 décembre à Villeneuve-sur-Lot et une semaine après à Saint-Gaudens. Au total, les Audois sont contraints à cinq reprises à l’exil.

Manger du pain noir

"Nous ne sommes pas gâtés par ce début de championnat, reconnaît l’entraîneur, Nicolas Manessi. Ces cinq rencontres successives à l’extérieur sont une difficulté supplémentaire à gérer. Pour cela, nous avons préparé les joueurs, nous leur avons fait comprendre que pendant les mois de novembre et décembre, nous allions manger du pain noir. En ce début de championnat, je ne vous cache pas que nous sommes un peu frustrés, car à ce jour, nous ne pouvons pas encore aligner notre équipe type, toutes nos recrues étrangères ne sont pas arrivées. Forcément quand on se déplace sans certains joueurs cadres, on s’expose à la défaite. À domicile, le contexte aurait été certainement différent. Lors de la phase retour, on va enchaîner par cinq matchs à domicile successifs, nous serons dans l’obligation de faire le plein de victoires afin de pouvoir se maintenir dans le haut du tableau."

Dans cet exil forcé, il y a aussi les supporters qui sont lésés. Ils sont les premiers à attendre avec impatience ce premier match de la saison au Moulin. "À Lézignan, ajoute Nicolas Manessi, nos supporters sont passionnés et formidables. Eux aussi sont lésés de ne pas se rendre au stade le dimanche. Au cours de cette semaine, nous avons les avons conviés à un repas avec les joueurs et dirigeants afin de garder le contact. Au sein du club, on compte aussi sur leur soutien."

En cette période de fête, les inconditionnels supporters espèrent que leurs protégés capitalisent le maximum de points. Or, cela reste une autre histoire.

Didier Navarre
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