Imhoff : « Je suis Puma pour toujours »

  • Juan Imhoff (Argentine) lors de la Coupe du monde 2015 contre l'Irlande
    Juan Imhoff (Argentine) lors de la Coupe du monde 2015 contre l'Irlande Bpi / Icon Sport / Bpi / Icon Sport / Bpi / Icon Sport
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L’international argentin se projettesur le prochain match face aux ospreyset revient sur une aventure internationalequ’il n’espère pas terminée...

Quelle opinion avez-vous des Ospreys, votre adversaire ce week-end ?

Difficile à dire… Cette équipe n’a plus rien à jouer mais reste anglo-saxonne dans l’âme, et ne lâchera donc jamais un match. Et puis, il n’y a pas grand-chose à retenir de notre victoire là-bas. Leur carton rouge en début de rencontre a changé la physionomie du match et, de notre côté, la prestation a été globalement insuffisante.

Insuffisante à quoi ?

À gagner les matchs importants, lorsque viendront les phases finales de coupe d’Europe.

Y avait-il carton rouge ?

L’action de l’arrière gallois était dangereuse. Et lorsque la santé des joueurs est mise en péril, le carton rouge est logique. Il n’y a pas débat.

Comment jugez-vous le début de saison du Racing 92 ?

Bizarre… D’habitude, on commence assez fort et là, on a rapidement pensé qu’on était les pires rugbymen du monde. Moi, je crois surtout que c’est une très mauvaise idée de continuer le championnat en période de Coupe du monde. Toutes les rencontres sont tronquées ou presque.

Pourquoi avez-vous autant de mal à gagner à Nanterre ?

Je crois que toutes les équipes du continent ciblent désormais leur déplacement à l’Arena comme un moment important de leur saison. La salle est belle et nos adversaires veulent se mettre au niveau de cet environnement. Mais de notre côté, nous ne pouvons laisser perdurer cette situation. Il est temps de marquer notre territoire.

Laurent Labit est parti, Mike Prendergast est arrivé. L’animation offensive a-t-elle changé au Racing ?

Bien sûr. Les hommes changent, le système aussi. Mais sur le terrain, les bons joueurs s’entendent toujours avec les bons joueurs. Au rugby, le langage reste le même.

Au sein de votre ligne de trois-quarts, Virimi Vakatawa marche actuellement sur l’eau. Cela vous surprend-il ?

Non. Viri (Vakatawa) a été l’un des meilleurs joueurs du dernier Mondial et il a maintenu cette cadence.

Vous verriez-vous un jour passer de l’aile au centre ?

Non… Je peux jouer à l’arrière, à l’aile et même à la mêlée, c’est déjà pas mal !

Leone Nakarawa a été licencié la semaine dernière. Trouvez-vous ça normal ?

Leone, c’est un pote, un copain, un ami. Un ami qui vient de perdre son travail. Mais à mes yeux, les institutions ont toujours été plus importantes que les joueurs. Si le club a décidé que ce choix était le bon, nous devons le respecter. Mais nous, joueurs, ne sommes pas non plus des machines. On a un cœur et on regrettera tous le départ d’un vrai pote.

Comment avez-vous vécu le dernier Mondial japonais, auquel vous n’avez pu participer ?

Moi, je regarde même de la Fédérale à la télé, alors vous pensez bien que je n’ai pas manqué un seul match de la Coupe du monde. Ouais… C’était dur, franchement… Le niveau de l’équipe d’Argentine n’était pas bon et j’ai du mal à aborder ce sujet sans m’énerver. Mais en prenant du recul, je me dis surtout que j’ai eu beaucoup de chance d’assister à la naissance de Bastian, mon premier enfant. C’était plus grand que tout.

L’équipe d’Argentine, est-ce fini pour vous ?

Je suis Puma pour toujours. Je n’annoncerai jamais la fin de ma carrière internationale.

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