• S’ils poursuivent sur leur lancée, les Toulonnais de Bryce Heem peuvent largement viser une place parmi les deux meilleurs premiers toutes poules confondues de Challenge Cup.
    S’ils poursuivent sur leur lancée, les Toulonnais de Bryce Heem peuvent largement viser une place parmi les deux meilleurs premiers toutes poules confondues de Challenge Cup. MAXPPP / BOUTRIA LUC / MAXPPP
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Challenge Cup

L’aubaine de Londres pour Toulon

En enchaînant un troisième succès, les varois ont fait un grand pas vers la qualification. Le match retour face au London Irish doit leur permettre de s’échapper dans la quête de l’indispensable première place.

Saison 2016-2017. Après un revers initial à domicile contre les Saracens, les têtes pensantes du club varois enchaînaient les calculs pour tenter de se rassurer : "Combien de points minimum faudra-t-il pour se qualifier ?" Bien loin de la vingtaine habituellement évoquée pour rallier les phases finales, Toulon imaginait avoir besoin de 17 ou 18 points. Et finalement ? Les joueurs emmenés par Mike Ford réussissaient à filer en quart de finale avec 16 points. L’exploit faisait sensation mais les Varois furent éliminés en quart par Clermont (29-9). La qualification en dernière minute, aussi miraculeuse fut-elle, avait montré les limites. Mais ce temps est révolu et cette saison, il pourrait falloir seulement quatre matchs au RCT pour dépasser cette barre symbolique des 16 points. La peur ne devrait alors pas s’inviter sur la rade puisqu’après trois journées, le RCT figure parmi les cinq équipes invaincues de la compétition.

Mieux, Toulon est - avec Bristol et Leicester - l’une des trois équipes à avoir remporté l’ensemble de ses matchs. Pas de quoi, pour autant, permettre aux Varois de baisser de rythme. "Nous avons 14 points aujourd’hui et nous savons très bien que cela ne suffira pas, tranche en ce sens Charles Ollivon. Maintenant que nous avons remporté les trois premiers matchs, nous n’avons pas le droit de fauter. Il faut aller de l’avant, être conquérants et ne pas trop se poser de questions sur la qualification. Il faut être capables d’enchaîner et de répéter les performances." Poursuivre la bonne série (six matchs sans revers), en somme, pour se rapprocher encore plus de la qualification.

Waisake Naholo toujours absent

Ainsi, une semaine après un succès abouti face au London Irish (37-17), les joueurs de Patrice Collazo savent qu’ils devront remettre le couvert, à Reading. "Toulon est une équipe de Champions Cup. Les compétitions européennes font partie de leur tradition et ils savent augmenter leur niveau d’exigence pour ces matchs, saluait quant à lui Declan Kydney, coach des Irlandais de Londres, samedi. Désormais nous allons essayer de bien les accueillir à Reading. Pouvoir se confronter et tenter de résister à cette équipe, composée de joueurs de ce niveau, sera une bonne expérience pour nous." Un match simplement pour se jauger pour des London Irish quasi éliminés et une nouvelle fois privés de Waisake Naholo (rentré en Nouvelle-Zélande pour la naissance de son enfant) ? L’occasion, surtout, pour Toulon de tuer tout suspens concernant la qualification et de prendre le large dans la course à la première place, afin de ne pas se rendre avec le canon sur la tempe chez les Scarlets, mi-janvier.

Les vertus de cette si précieuse position de leader ? Elle permettrait à Toulon de recevoir en quart de finale et, éventuellement en demie (s’ils finissent parmi les deux meilleurs premiers), avant que ne se joue la finale… au stade Vélodrome. Preuve, s’il en fallait, que le RCT, en net regain de forme ces dernières semaines, semble avoir tant à gagner - ou plutôt si peu à perdre - ce samedi, au Madejski Stadium.

Pierrick Ilic-Ruffinatti
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