Rouen : fermer les vannes

  • Les joueurs de Rouen contre Carcassonne
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Balayé par le tsunami grenoblois, Rouen se doit de proposer autre chose pour éviter de subir la marée bretonne ce vendredi à Diochon.

Sans doute éreinté par le long voyage en bus vers les Alpes, le lion normand est apparu bien affaibli face à Grenoble, qui, pour le coup, n’a pas fait de sentiment. De plus, Rouen y a laissé des plumes (deux joueurs blessés Vincent pour longtemps et Domenech pour quelques semaines). Un bilan négatif qu’il a fallu digérer très vite. "On est y allé pour faire de notre mieux, avec une équipe très remaniée. On a fait des choix importants que nous avons expliqués aux joueurs. On a plutôt bien tenu en mêlée, mais dès que les trois-quarts adverses ont pu toucher les ballons, on a vite été dépassé par leur vitesse et leur vision de notre défense, qu’ils ont lu très facilement", constate Richard Hill.

Le technicien anglais avait pointé Vannes comme le match important du bloc de trois. D’important, il est devenu capital et vital de le gagner. "Je ne dirais pas que j’ai envoyé une équipe B à Grenoble comme beaucoup le pensent, mais ce qui est sûr c’est que face à Vannes, j’alignerais ma meilleure équipe, et j’attends d’eux la victoire", avoue-t-il. Vannes (septième) n’est pas un bon souvenir, avec deux lourdes défaites en amical en août dernier. Mais depuis que le championnat a démarré, Vannes est intraitable à La Rabine avec que des victoires, alors que les voyages sont plus difficiles (une seule victoire de 5 points seulement à Valence par exemple, quelques points de bonus défensif pris et deux grosses défaites contre Carcassonne, Provence et Perpignan).

Objectif : quatorzième pour noël

Rouen jouera dans son stade Diochon pour la seconde fois cette année, après y avoir battu Perpignan, et devant au moins 4 000 personnes (5 000 espérés). Donc l’exploit et la bouffée d’air frais peuvent être enfin là. "Je le dis depuis toujours, j’ai un bon groupe, qui apprend toutes les semaines quelque chose, et qui est meilleur à chaque sortie. Je sais que nous pouvons et devons faire un résultat ce soir. J’ai donné comme objectif d’être quatorzième à Noël, c’est tout à fait atteignable, si on y met ce qu’il faut", confie Richard Hill.

Car ce qui se profile en janvier (Colomiers, Valence-Romans, Aurillac et Béziers), ne sera pas simple du tout et Rouen, en cas de mauvais résultats répétés, pourrait être vite dernier sans réel espoir de se maintenir. "Pensons à ce soir, avant de se projeter trop loin, même si dans un coin de nos têtes, on sait qu’on sera fixé fin janvier. La saison est encore longue jusqu’à mai, il peut se passer tant de choses."

Gaël Lecoeur
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