Dumora : « Un vrai gros test de mi-saison »

  • Julien Dumora (Castres) contre le Stade français
    Julien Dumora (Castres) contre le Stade français Midi Olympique / Stéphanie Biscaye / Midi Olympique
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Très performant depuis le début de la saison, le numéro 15 castrais, Julien Dumora, explique l’importance de ce match face au leader tout en se souvenant de ses années passées dans le rhône, à l’époque où le Lou accédait au Top 14.

Le Castres olympique sort d’une bonne parenthèse européenne, où il a glané neuf points sur dix possibles face aux Russes de Krasnoïarsk. Sans faire offense aux Sibériens, les Lyonnais semblent évoluer un cran au-dessus. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous au moment d’aborder ce match ?

Les matchs de Challenge Cup nous ont permis de glaner suffisamment de points pour rester en vie dans cette compétition. L’objectif est atteint. Maintenant, on bascule sur le Top 14 et cette réception de Lyon s’annonce assez charnière. En cas de bon résultat, nous pourrions vraiment nous permettre de regarder vers le haut. Nous sommes assez sereins car on sent depuis quelques semaines que l’équipe progresse. On a hâte de nous tester sur le terrain face à une grosse opposition. Lyon représente l’adversaire idéal pour cela. Ce sera un vrai gros test de mi-saison pour nous. Le Lou a d’excellentes statistiques en attaque et en défense et s’appuie sur d’excellents joueurs dans toutes ses lignes.

L’arrivée de Joe Worsley en tant qu’entraîneur de la défense a-t-elle fait du bien au groupe ?

Joe est quelqu’un de très méticuleux qui nous fait très bien travailler. Nous bossons vraiment dans le détail et tout le monde essaye de donner le meilleur individuellement pour faire hausser le niveau du collectif !

Comment faire chuter l’ogre lyonnais ?

Il n’y aura pas de secret : il faudra les faire douter en conquête, où ils sont très performants, en touche notamment. Puis être costaud défensivement. On sait qu’ils marquent beaucoup d’essais et qu’ils ont des joueurs capables de créer du danger de tous les coins du terrain.

On sentait bien qu’il y avait un projet énorme à développer autour de ce club. C’était déjà très bien structuré, très professionnel… à court ou moyen terme, Lyon sera sans doute un grand d’Europe.

À qui pensez-vous ?

Déjà, Lyon dispose de très bons porteurs de balle, comme Carl Fearns pour ne citer que lui. Ensuite, au niveau des trois-quarts, les Ngatai, Nakaitaci et consorts sont de vrais magiciens, bien servis par Jonathan Wisniewski, qui n’a pas son pareil pour animer le jeu. Non, cette équipe n’a pas de point faible.

À titre personnel, à 32 ans, vous semblez réaliser la saison de votre vie. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai connu une grosse blessure aux adducteurs la saison dernière. Elle a nécessité une opération au mois d’octobre 2018. Je suis revenu aux affaires en janvier mais j’ai ensuite enchaîné les pépins et j’ai vu ma fin de saison gâchée. J’avais vraiment à cœur de bien me préparer et de réussir un bel exercice 2019-2020. J’ai eu la chance de pouvoir enchaîner et d’avoir beaucoup de temps de jeu pendant l’absence de Benjamin Urdapilleta pour la Coupe du monde. J’ai aussi pris la responsabilité du but pendant qu’il n’était pas là. Alors oui, je peux dire que je me sens bien cette saison.

Vous êtes d’ailleurs le meilleur réalisateur du championnat et avez souvent permis au CO de l’emporter grâce à votre précision au pied…

(il coupe) J’ai juste converti en points les efforts de mes coéquipiers. J’ai connu de la réussite et c’est tant mieux pour l’équipe.

Vous avez joué à Lyon durant deux saisons en 2012-2013 et 2013-2014. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?

C’était deux belles années. La première a été un peu particulière sur le plan sportif. Le club venait de descendre du Top 14 et visait la remontée immédiate. Nous étions passés un peu au travers en finissant dans le ventre mou du championnat de Pro D2. L’année suivante en revanche, nous avions roulé sur la compétition en battant le record de point pour un leader de Pro D2 (117 points à l’issue des 30 journées, N.D.L.R.). C’était une saison idyllique où tout nous a réussi.

Imaginiez-vous, à l’époque, que le Lou puisse un jour jouer les premiers rôles en Top 14, comme cela est le cas aujourd’hui ?

Oui. Clairement, le potentiel sportif, structurel et humain était déjà là. On sentait bien qu’il y avait un projet énorme à développer autour de ce club. C’était déjà très bien structuré, très professionnel… À court ou moyen terme, Lyon sera sans doute aussi un grand d’Europe.

Parmi l’effectif actuel, y a-t-il encore quelques anciens coéquipiers que vous pourriez chambrer en cas de succès ?

Plus tant que ça ! Le temps a passé ! J’ai joué avec Thibaut Regard et Toby Arnold. Félix Lambey commençait à pointer le bout de son nez aux entraînements avec le groupe pro mais il était très jeune.

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