Nevers domine Aurillac sans briller

  • Nicolas Vuillemin (Nevers)
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Gavés de possession en première période, les Neversois ont largement gâché leur festin en décrochant une maigre victoire face à Aurillac (21-20), qui repart avec un bonus défensif inespéré mais pas immérité.

Le match

La première période est à sens unique pour les Neversois mais truffée de chicanes et de nids de poule. Maîtres du ballon, ils tentent de donner du volume à leur jeu, délaissant d’emblée les points au pied pour maintenir les Aurillacois sous pression. La précipitation et les maladresses contrarient la plupart de leurs offensives mais par deux fois, Cazenave (12e) et Derrieux (33e) trouvent la faille dans la défense cantalienne.

À la mi-temps, le 14-0 est clément pour des visiteurs qui n’ont jamais mis un crampon dans les 22 mètres locaux et souffrent à l’impact.  Le scénario de la seconde période est prévisible : les Neversois s’agacent, les Aurillacois s’accrochent, le match s’anémie. Les dernières minutes sont erratiques : l’Uson croit enfin glaner le bonus offensif sur un de ses rares groupés pénétrants maîtrisés. A 21-6, l’affaire semble pliée mais les Cantaliens s’appuient sur les relances incandescentes de leur arrière Coertzen pour revenir à 21-13, puis à 21-20 quand une interception de Reggiardo annihile l’ultime attaque neversoise dans les arrêts de jeu.

Le tournant

Réduits à 14 à la 66e minute, les Neversois voient les Aurillacois revenir à 14-6. Pas encore le feu au Pré-Fleuri, mais de quoi gamberger un peu. C’est le moment que Zack Henry choisit pour (re)faire parler sa classe, perdue de vue depuis quelques matchs. Une première percée pour ramener ses coéquipiers dans le camp adverse, une seconde pour semer la panique jusque dans les 22, tel un skieur esquivant les piquets avec une fluidité insolente. Pénalité, penaltouche, et son pack met en mouvement un groupé pénétrant qui dépose Elliot dans l’en-but. Cazenave transforme, l’écart est creusé (21-6).

L’action ou le geste

Aux percées gracieuses de Zack Henry, l’arrière aurillacois Adriaan Coertzen répond par deux déboulés phénoménaux, quelques minutes plus tard. Le premier, long de ligne, s’achève en touche à un souffle de l’en-but neversois. Sur la seconde, le blond zébulon transperce la défense neversoise sur 50 m et adresse une longue passe à Jimmy Yobo qui aplatit dans l’angle de l’en-but. A 21-13, l’espoir du bonus défensif est ravivé. Il sera concrétisé au bout des arrêts de jeu.

Sébastien Chabard
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