Paris remue encore

  • Yoan Maestri et ses coéquipiers ont remporté le match de la peur face à Pau. Loin d’être sauvés, les Parisiens sont toutefois toujours vivants dans ce Top 14.
    Yoan Maestri et ses coéquipiers ont remporté le match de la peur face à Pau. Loin d’être sauvés, les Parisiens sont toutefois toujours vivants dans ce Top 14. Icon Sport / Baptiste Fernandez / Icon Sport
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Si son jeu est encore en chantier, si ses joueurs sont loin d’être libérés, le Stade français reste en vie et, bien que lanterne rouge, croit toujours au maintien.

À ceux qui se demandent pourquoi le Wallaby Tolu Latu, considéré comme le meilleur talonneur de la dernière Coupe du monde, et le Fidjien Waisea, l’un des plus beaux attaquants du Top 14, étaient tous deux absents de ce match capital pour la survie du Stade français, on répondra très simplement : ces deux joueurs, qui font partie des meilleurs éléments de l’effectif parisien, sont arrivés en retard au jour de la photo officielle de l’équipe et, dans la foulée, ont donc été punis par Julien Arias et Laurent Sempere, les nouveaux coachs parisiens. De fait, ceux-ci ont indéniablement fait preuve d’un certain courage en vue de préserver l’équilibre d’un groupe au bord de la crise de nerfs, depuis déjà plusieurs mois. Concernant l’autre international australien du groupe, l’ancien finisseur des Rebels Sefa Naivalu, il avait simplement été jugé hors de forme par le staff technique.

Sans trois de ses "stars", ce Stade français sur une jambe, ce Paris toujours menacé de relégation et encore dépourvu d’un véritable fonds de jeu a assuré l’essentiel – les quatre points — contre la Section paloise, l’un de ses grands rivaux en vue du maintien en Top 14. Au fil d’un match d’une rare pauvreté technique, on soulignera néanmoins l’entrée décisive du demi de mêlée Arthur Coville, la bonne santé d’une mêlée qui avance à nouveau ou les quelques éclairs de Sekou Macalou et Gaël Fickou. Le reste ? Il laisse encore l’impression d’un immense chantier : sur le terrain, les joueurs semblent avoir encore du mal à trouver leurs repères, l’animation offensive dont Joris Segonds est pour le moment le dépositaire est toujours réduite à sa plus simple expression (exploit individuel de Gaël Fickou, relance de Kylian Hamdaoui…) et le tout eut face à Pau du mal à réchauffer les 6 000 (?) supporters présents à Jean Bouin, dimanche midi. Ainsi, il va falloir à ce Stade français convalescent bien du courage, beaucoup d’espoir et quelques prières pour espérer rattraper au classement Brive, Bayonne et Agen, les mal en point dont il veut aujourd’hui la peau. "L’important, soulignait Julien Arias en fin de match, c’était surtout de prendre de l’oxygène. Le contenu n’a pas été parfait mais l’état d’esprit a été satisfaisant. Pour reconstruire, c’est un bon point de départ." Laurent Sempere, grand artisan d’un alignement en nets progrès et d’une mêlée fermée en nets progrès, poursuivait ainsi : "Je ne vais pas vous vendre du rêve. On est deux jeunes entraîneurs, on travaille humblement et j’espère juste que l’on fait progresser ce groupe, pas à pas."

En fond sonore, la folle rumeur Delmas

Concernant le Stade français, une folle rumeur a enfin entouré l’avenir à court terme du club de la capitale. Depuis un mois, il s’est en effet murmuré que les dirigeants de la Porte d’Auteuil envisageaient de recruter Jacques Delmas, champion de France avec le Biarritz olympique en 2005 et 2006. Ce technicien expérimenté, qui officie à Périgueux (Fédérale 2) depuis le début de saison, aurait chapeauté de ce fait le duo Sempere-Arias pour une mission de six mois.

Doit-on croire à ce qu’il s’est un temps raconté autour de Jean Bouin ? Deux fois déjà, le directeur général du club Thomas Lombard a fermement démenti ce bruit de couloir et, de toute évidence, on est enclin à la croire. En tout état de cause, Julien et Arias et Laurent Sempere, dont le travail a dernièrement été loué par ledit Lombard, resteront donc seuls maîtres à bord jusqu’à la fin de la saison. Et après ? Le docteur Wild souhaiterait confier le projet sportif du club à un manager français de renom. Les patronymes de Xavier Garbajosa, sous contrat à Montpellier, et Ugo Mola, depuis déclaré intransférable par son président Didier Lacroix, ont déjà circulé. Ces deux pistes s’étant considérablement refroidies, les soldats roses cherchent encore…

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