Pau : ils doivent prendre leur pied

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Cette rencontre va opposer les deux plus mauvaises attaques du Top 14 pourtant la Section parvient à marquer des essais. Ce n’est pas suffisant. 

Les spectateurs de Jean-Bouin et les téléspectateurs vont-ils s’ennuyer fermes ce dimanche à l’heure du déjeuner en assistant ou en regardant cette confrontation entre le Stade français et Pau ? Au vu du nombre de points marqués par les deux équipes lors des dix premières journées, la réponse semble évidente puisque la plus mauvaise attaque du championnat reçoit l’avant-dernière, en sachant aussi que ces deux équipes marquent en moyenne moins de vingt points par match. Ce serait aller un peu vite pour affirmer qu’il n’y aura pas de spectacle.

Tout d’abord parce que la Section paloise ne fait aucun complexe à l’extérieur, avec deux victoires à Clermont et Bayonne et un bonus défensif arraché à Toulouse pour un total de neuf points. L’équipe de Nicolas Godignon est la quatrième plus performante en déplacement, derrière le Racing, Bordeaux-Bègles et Toulon. Mais surtout, les Béarnais ne sont pas inoffensifs car s’ils n’ont inscrit que 199 points depuis le début de la saison, ils ont en revanche inscrit vingt essais, dont neuf à l’extérieur. C’est seulement deux de moins que le Stade toulousain, pourtant loué pour son jeu offensif, et un de plus que Toulon, l’équipe en forme. Autant dire que l’attaque paloise n’a pas à rougir, même si elle est restée muette lors des deux journées précédentes, pas aidée par les conditions climatiques. Tout laisse à penser qu’elle pourrait devenir encore plus redoutable avec l’arrivée du Néo-Zélandais Ben Smith et lors du retour de blessure du facteur X Watisoni Votu.

74 % de réussite aux tirs au but

En revanche, elle peine à inscrire des points au pied, avec seulement vingt-trois pénalités et quatorze transformations pour un total de 97 points. C’est là où le bât blesse car seules trois formations font moins bien, à savoir le Racing 92, le Stade français et Agen. Cela peut s’expliquer par le faible pourcentage de réussite des buteurs palois avec seulement 74 % de réussite face aux perches (seuls Agen et le Racing font pire), bien loin de celle affichée par les Toulonnais (87,3 %), Brivistes ou Toulousains (86,8 %). Un score trop faible pour espérer jouer les troubles fêtes dans la course à la qualification.

La longue absence de Colin Slade n’est pas anodine dans ce secteur car la charge du tir au but revient depuis au jeune Antoine Hastoy (22 ans) qui doit déjà endosser la responsabilité du jeu de son équipe. Mais ce dernier nous confiait qu’il trouvait des meilleures sensations au fil des matchs, bien aidé par le métronome Tom Taylor. Il avait d’ailleurs assuré la victoire paloise à Bayonne. À lui de rééditer l’exploit à Paris. 

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