• Les Catalans de Shahn Eru semblent avoir définitivement trouvé leur rythme de croisière. Photo DR
    Les Catalans de Shahn Eru semblent avoir définitivement trouvé leur rythme de croisière. Photo DR
Publié le / Modifié le
Pro D2

Soir de fête

perpignan CONTRE MONTAUBAN, L’USAP A SIGNÉ SA QUATRIÈME VICTOIRE d’affilée ET TERMINE LA PHASE ALLER SUR LE FAUTEUIL DE LEADER.

À la veille du premier jour de l’hiver, l’Usap s’est octroyé le titre honorifique de champion d’automne. Comme Bayonne l’an passé… Mais les Catalans n’ont nulle envie de se mettre à rêver. Larges vainqueurs de Montauban, vendredi, les joueurs de Patrick Arlettaz savouraient, surtout, le sentiment du devoir accompli. Celui d’oublier une saison galères en Top 14, et de redevenir un épouvantail de l’antichambre de l’élite. Avec le même staff, avec les mêmes joueurs, Perpignan est de retour aux avant-postes. Au terme de la phase aller, le club sang et or est invaincu à domicile, a retrouvé son statut de meilleure attaque du championnat et s’est installé, cerise sur le gâteau, sur le fauteuil de leader à mi-parcours. Tout sauf une formalité. "Il ne faut pas oublier notre passé. Que ce soit l’an dernier mais surtout sur le début de saison avec ce groupe-là. Nous avons fait cinq, six premiers matchs plutôt dégueulasses, apathiques, où nous n’y étions pas du tout. Et au terme de la phase aller, c’est l’Usap qui est tout en haut du classement de Pro D2", résume Jonathan Bousquet, ailier, buteur et capitaine d’un soir.

"Grosse marge de progression"

Entre humilité et satisfaction, les Catalans ont su franchir les étapes depuis le mois d’août. Non sans difficulté. Si plusieurs défaites laissent encore un goût amer, d’autres, comme celle encaissée à Rouen (12-10), ont servi d’électrochoc aux coéquipiers de Mathieu Acébès. Depuis sa débâcle en Normandie, Perpignan reste sur une série de huit victoires en dix matchs. Un rythme de premier de la classe, au coude à coude avec Grenoble et Oyonnax. "On a l’honneur d’avoir la première place, mais nous savons que l’équipe a encore une grosse marge de progression. La seule chose qui pourrait nous desservir, c’est de s’asseoir sur ce fauteuil de leader. Il y a encore de gros temps faibles durant nos rencontres. Tout n’est pas parfait et il faut le garder en tête pour avoir une fin de saison favorable", espère Gérald Bastide. Contre l’USM, Perpignan a passé la barre des quarante points marqués, pour la cinquième fois de la saison déjà. Cela valait bien un soir de fête dans le vestiaire catalan, avant une phase retour d’ores et déjà attendue.

Émilien VICENS
Voir les commentaires
Réagir