Vahaamahina, retour discret

  • Sébastien Vahaamahina, plaqué ici par Jean-Baptiste Gros, a fait son retour sur les pelouses de Top 14.
    Sébastien Vahaamahina, plaqué ici par Jean-Baptiste Gros, a fait son retour sur les pelouses de Top 14. Icon Sport / Alexandre Dimou / Icon Sport
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Pour son retour sur les terrains, Sébastien Vahaamahina a été dominé dans son duel avec Etzebeth, à l’image du pack auvergnat...

Depuis son 28e anniversaire, le 21 octobre et la publication de son communiqué sur notre site rugbyrama.fr où il exprimait la décision de sa retraite internationale, Sébastien Vahaamahina avait disparu des radars. Une seule interview dans nos colonnes pour solder les comptes, où il s’exprimait aussi bien sur les raisons de son expulsion face au pays de Galles que sur sa détresse lors de son retour aux vestiaires, et c’est tout. Homme de peu de mots, Vahaamahina pouvait-il décemment en rajouter ?

Le hic, c’est que beaucoup d’autres se sont chargés de parler à sa place, sur les réseaux sociaux ou par médias interposés, le président de la FFR Bernard Laporte en premier lieu. Pas vraiment l’idéal, pour inciter un joueur à changer d’avis quant à sa décision de ranger au placard le maillot bleu ? On touche là à l’évidence... Laporte s’en est d’ailleurs rendu compte de lui-même, qui dans les colonnes de La Provence avait, à la veille du retour du grand Seb sur les terrains, effectué une sorte de rétropédalage. "On a envie de l’aider, qu’il rebondisse et qu’il retrouve la plénitude de ses moyens. Et puis, on ne sait jamais... En leur temps, beaucoup de gens ont dit qu’ils arrêtaient avant de changer d’avis un peu plus tard. Moi, si j’étais joueur du XV de France et qu’une Coupe du monde se profilait en 2023 dans mon pays, je laisserais passer ma colère, ma déception et je reviendrais sur ma décision."

Se reconstruire avec le club

Une porte ouverte, vous dites ? Oui, et en très grand. Restait toutefois deux inconnues, que ce déplacement à Toulon semblait le théâtre idéal pour lever : son niveau réel à un peu plus d’un mois du début du Tournoi, et surtout l’accueil du public français, loin du cocon clermontois. Et si de ce strict point de vue, la réception de Mayol fut digne et respectueuse, la réalité du terrain fut plus complexe. D’abord parce que Vahaamahina vit son adversaire direct, Eben Etzebeth, lui filer sous le nez dès la 4e minute, interceptant sur cinquante mètres une passe de Lopez qui lui était destinée. Mais surtout parce qu’après six semaines d’absence forcée, le deuxième ligne de l’ASMCA s’est avéré logiquement en manque de rythme, à l’image finalement d’un pack qui s’est tout bonnement fait infliger une leçon de jeu d’avants de la part du RCT. Mais il demeure difficile, in fine, de raffûter l’évidence selon laquelle Vahaamahina a subi la comparaison avec son vis-à-vis sud-africain, quand bien même le Wallisien est progressivement monté en régime au long du match, qu’il a au moins disputé 80 minutes durant. Insuffisant, toutefois, pour ne pas calmer l’enthousiasme des thuriféraires du retour immédiat en Bleu de Vahaamahina, pour qui l’urgence consiste d’abord à se reconstruire sportivement avec son club. Avant, qui sait, de saisir la perche lancée par le boss de la Fédération...

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