« Big Ben » a fondu !

  • Ben Tameifuna, en fin de contrat en juin, veut prouver qu’il en a encore sous le pied.
    Ben Tameifuna, en fin de contrat en juin, veut prouver qu’il en a encore sous le pied. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Mis au frigo après la Coupe du monde, Ben Tameifuna a sué sang et eaux pour retrouver une place de titulaire. Voici comment...

On vous l’apprenait ici il y a quelques semaines : Ben Tameifuna (28 ans, 6 sélections) est revenu du Mondial en claire surcharge pondérale. Un écart de conduite dont il fut d’ailleurs parfois coutumier, depuis son arrivée en 2015. Lorsqu’il posa le pied à Roissy fin octobre, le pilier polynésien du Racing accusait donc 160 kg sur la balance et, du côté du Plessis-Robinson, ce nouvel excès rendit les dirigeants fous de rage. Récemment, l’un d’eux nous confiait : "Nous avons même reçu un courriel de la Fédération tongienne qui nous expliquait qu’il serait très dangereux de faire jouer Ben dans cet état de forme-là." Passé l’accès de colère, le staff - et plus précisément le directeur du rugby Laurent Travers - a pris le problème à bras-le-corps : jusqu’à nouvel ordre, l’ancien joueur des Chiefs fut ainsi tenu à l’écart du groupe et soumis à un régime exclusif de préparation physique. Au menu ? Du wattbike, ces vélos à résistance que Philippe Saint-André avait promu avant la Coupe du monde 2015, du footing matinal et un régime alimentaire strict… bien plus strict, en tout cas, que celui observé avec le Tonga trois mois durant.

Moins quatorze kilos !

Sept semaines après avoir commencé le programme minceur concocté par Laurent Travers, Ben Tameifuna récolte les fruits des efforts produits : après avoir perdu quatorze kilos en deux mois, "Big Ben" a fait son retour à la compétition, face à Montpellier. Mieux, le Polynésien fit partie des meilleurs, jouant plus d’une mi-temps quand son staff pensait le sortir au bout d’une demi-heure à peine. À ce sujet, soyons clairs : la masse de l’ancien joueur des Chiefs avait considérablement manqué aux Ciel et blanc. Car franchement, le point d’impact qu’incarne Ben Tameifuna près des zones de ruck, lorsqu’il se place en position de premier attaquant, est inestimable pour mobiliser des défenseurs et " donner du temps", comme on dit, à Finn Russell et Maxime Machenaud.

En fin de contrat, Tameifuna ne sait pas encore où il jouera l’an prochain. Très sollicité par de nombreux clubs du Vieux Continent, il devrait néanmoins quitter les Hauts-de-Seine en juin, le Racing souhaitant un peu plus "Jiffiser" son effectif et, surtout, faire de la place dans une masse salariale légèrement à l’étroit dans l’enveloppe de 11,3 millions d’euros autorisés par le salary cap.

À un capital "puissance" aujourd’hui renforcé par ce retour en grâce, il faut ajouter la progressive éclosion de Jordan Joseph (19 ans), de plus en plus à l’aise parmi les pros. Très fort lors de ses deux dernières entrées en jeu face aux Ospreys et Montpellier, l’ancien champion du monde des moins de 20 ans a joué avec les défenseurs adverses comme un géant avec des poupées de chiffon. Au moment de préparer l’après Claassen, les montées en puissance concomitantes de Jordan Joseph et Yoann Tanga-Mangene, lequel fut présent sur toutes les feuilles de match depuis le début de saison, les Ciel et Blanc peuvent aborder 2020 dans une relative sérénité…

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