Toulouse - Toulon : comme on se retrouve

  • Pour Louis Carbonel et les Toulonnais, pas question de galvauder ce déplacement à Toulouse. Histoire de laver la déroute de l’an passé mais aussi d’installer l’équipe dans une dynamique positive après le succès face à Clermont.
    Pour Louis Carbonel et les Toulonnais, pas question de galvauder ce déplacement à Toulouse. Histoire de laver la déroute de l’an passé mais aussi d’installer l’équipe dans une dynamique positive après le succès face à Clermont. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Un an presque jour pour jour après leur déroute en terres toulousaines (39-0), les Varois comptent sur ce déplacement pour prendre une revanche (très) personnelle,mais également pour montrer le chemin qu’ils ont parcouru en douze mois.

Parce que le hasard et la programmation font souvent bien les choses, Toulouse-Toulon était déjà l’affiche à ne pas manquer, un soir de 30 décembre 2018. Sauf que le choc avait fait pschitt, et le RCT qui semblait pourtant revigoré à ce moment de la saison était venu se faire humilier devant un Stadium de Toulouse à guichets fermés. 39-0. La bulle. La seule et unique de l’ère Collazo. Tandis que les murs du vestiaire toulonnais tremblaient, Mourad Boudjellal était comme souvent monté au créneau : "J’ai été choqué à Toulouse par l’attitude du public. Je respecte ce club, que j’ai souvent vu comme un modèle. Mais cette façon d’être content de la faiblesse de notre équipe… " Pourtant, malgré la tentative de contre-feu de leur président, les Varois étaient rentrés à Toulon tête basse et les regards graves, après avoir touché le fond, en ce dernier dimanche soir de l’année 2018.

Comprenez que cette défaite a profondément marqué ce groupe. Et il suffisait de tendre l’oreille dans les travées de Mayol, après un récital face à leurs meilleurs ennemis clermontois (47-19, bonus offensif en poche) pour entendre que les Toulonnais n’avaient aux lèvres que le match à venir et les retrouvailles face aux autres Rouge et Noir de ce championnat. Ainsi au poncif "Êtes-vous satisfait suite à cette belle victoire ?" - qui sert souvent bien plus à mettre tous les interlocuteurs à l’aise qu’à chercher une réponse aboutie - Louis Carbonel répondait, déterminé : "C’est rare de prendre le bonus face à Clermont. C’est encourageant mais maintenant il faut absolument faire un bon match à Toulouse et ne pas prendre 39-0 comme on l’a fait l’année dernière. On doit montrer un tout autre visage."

Montrer le chemin parcouru

Si de l’eau a coulé sous les ponts, ce revers toulousain demeure l’un des marqueurs de ce "RCT nouveau". Comme celui du doublé, en 2014, qui s’était construit sur une humiliation à domicile contre Grenoble, celui désormais entraîné par Patrice Collazo voit souvent cette déroute haute-garonnaise revenir sur la table. Ce déplacement à Toulouse doit permettre au groupe toulonnais de solder un compte et passer l’éponge sur un résultat qu’ils ont encore en travers de la gorge. Cette 12e journée permettra également aux Varois de montrer le chemin parcouru, en un an. L’équipe qui terminait la saison 9e, avec 14 défaites semble avoir appris. Mieux, les coéquipiers de Raphaël Lakafia restent sur huit matchs sans revers et ont "validé" leur bon début de saison contre Clermont, en s’installant seuls sur la troisième marche du Top14. Ce match à Toulouse pourrait donc être perçu comme un "joker", en cette période féerique ? Ce serait pourtant mal connaître le staff varois, qui ne compte rien laisser en route. "Je ne pense pas qu’à cette période de la saison on puisse parler d’impasse, de rotation ou de roulement ", affirmait en ce sens Collazo avant la réception de Clermont. Vous pouvez être certain que l’ancien pilier - passé par le Stade toulousain entre 2002 et 2005 - ne changera pas de cap et ira bien à Toulouse pour montrer que Toulon est de retour à la table des grands du Top 14.

Pierrick Ilic-Ruffinatti
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