Ça rame côté bayonnais...

  • Peyo Muscarditz (Bayonne) repris par l'arbitre Vivien Praderie contre Lyon
    Peyo Muscarditz (Bayonne) repris par l'arbitre Vivien Praderie contre Lyon Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Ce cinquième match consécutif sans victoire aura également été la plus grosse défaite de la saison pour l’aviron. Vivement 2020...

Cela pourra paraître paradoxal, au vu d’un score final sans appel et qui constitue la plus large défaite de l’Aviron cette saison. Mais on reste persuadé que s’il y avait bien un jour où ces Lyonnais étaient prenables (ou du moins susceptibles de leur concéder un bonus défensif), c’était bien celui-là, au vu de leur indiscipline passée leur tonitruante entame de match. Le hic ? Il est que, précisément, les Basques n’ont pas su se montrer assez tueurs pour en profiter, ces derniers pouvant même de targuer "l’exploit" d’avoir passé vingt minutes en supériorité numérique (cartons jaunes de Geraci et Wulf) sans marquer le moindre point, le pire étant qu’ils en ont concédé sept… Un constat que partageait le capitaine Peyo Muscarditz, obligé de convenir qu’il était "dommage de ne pas profiter de ces erreurs, que nous avons en plus le mérite de provoquer."

Pour quelles raisons ? D’abord parce que le buteur, Romain Barthélémy, n’était pas dans son meilleur jour, manquant en première période deux pénalités qui auraient pu permettre de plonger encore plus profondément les Lyonnais dans le doute. Mais surtout parce que, face à la meilleure défense du Top 14, les Basques ont affiché trop de lacunes, multipliant jusqu’à l’infini des temps de jeu sans réel succès et perdant au passage une énergie qui leur a cruellement manqué dans les vingt dernières minutes. Lacunes physiques, d’abord, puisqu’à l’exception du flanker Sione Tau, les Ciel et Blanc ont clairement manqué de puissance pour déséquilibrer un premier rideau bien en place sur la largeur. Lacunes mentales, ensuite, avec un manque de froideur près de l’en-but qui fut assez patent, à l’image de deux pénaltouches mises en échec (51e, 53e) mais surtout de cette transmission au sol inutile entre Latunipulu et Barthémémy qui provoqua un en-avant de l’ouvreur, alors que l’Australien avait franchi pour la première (et seule) fois du match le premier rideau. Le véritable tournant du match puisque, sur cette unique incursion dans la zone rouge adverse, les Bayonnais auraient pu revenir à un petit point…

Muscarditz : "On s’est trompé encore une fois"

Au lieu de cela, le doute changea de camp et le combat d’âme, la conquête s’étiolant petit à petit en mêlée comme en touche, jusqu’à ce que toute l’équipe baisse les bras. De quoi relativiser l’ampleur du score ? Probablement, quand bien même le manager Yannick Bru convenait qu’il est "toujours dur de prendre une telle fessée", tout comme le regrettait son deuxième ligne Guillaume Ducat : "ça fait mal de prendre autant de points quand on a l’impression de rivaliser pendant cinquante minutes… Nous devons élever notre niveau pour être plus justes sur plein de petits détails qui font de grosses différences." Un dernier sujet face auquel Peyo Muscarditz se voulait fataliste, notamment au sujet de cette touche gâchée qui permit à Lyon de repartir de l’avant. "C’est un détail, ce n’est rien, mais nous nous sommes encore trompés une fois. Un peu comme la semaine dernière, quand on choisit de prendre la touche et qu’on se fait pénaliser à deux mètres de la ligne pour avoir rampé. Il reste encore treize matchs et on sait qu’il y a quelque chose à faire basculer, susceptible d’engendrer une nouvelle dynamique. Là, ce truc, on est en train de le chercher et, pour l’instant, ça ne tourne pas en notre faveur."

De quoi inquiéter, même si Yannick Bru était dans son rôle lorsqu’il soulignait que cette défaite allait servir à ses "nombreux jeunes, qui voient la différence avec un candidat au bouclier de Brennus". Forcément, à vrai dire. Parce qu’au-delà du déplacement à Bordeaux de la semaine prochaine se profilent en début d’année deux réceptions d’Agen et de Paris, deux concurrents directs au maintien, pour lesquelles les Basques savent pertinemment qu’ils n’auront plus le moindre droit à l’erreur.

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