• Stuart Hogg et les joueurs d’Exeter ont fait chuter les Saracens, qui restent enlisés dans les profondeurs du classement.
    Stuart Hogg et les joueurs d’Exeter ont fait chuter les Saracens, qui restent enlisés dans les profondeurs du classement. Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Premiership

Exeter à la force des bras

Au terme d’un match ultra-engagé, Exeter s’impose 14 à 7 face à son meilleur ennemi et enfonce les Saracens dans les profondeurs du classement, tandis qu’il reprend la tête du Premiership.

Non, les Saracens ne sont pas invincibles. Si depuis leur incroyable suspension pour cause de dépassement du salary cap, les champions d’Angleterre écrasent comme à l’accoutumée tous leurs adversaires sur leur passage, s’amusant par le même biais à faire tourner leur effectif en fonction des échéances afin de préserver leurs cadres pour le championnat et d’assurer leur maintien en Premiership, ils sont tombés ce dimanche sur plus fort qu’eux. En face, rien de moins qu’Exeter, un adversaire qu’ils connaissent bien puisqu’ils l’ont affronté lors de trois des quatre dernières finales du championnat. Et si les absences du magique Henry Slade et du puissant Matt Kvesic pouvaient laisser craindre quelques secousses pour Exeter face aux Farrell, Itoje, Daly ou Vunipola tous présents, il n’en fut rien.

Une intensité rare

Cette fois, ce sont bel et bien les Chiefs du Devon qui ont eu le dernier mot en l’emportant sèchement au terme d’un combat intense et acharné. Au milieu des fêtes, les partenaires de Stuart Hogg ont offert un beau cadeau à leurs supporters en s’offrant le scalp de l’équipe à abattre outre-Manche, celle qui les priva d’ailleurs de plusieurs titres de champion ces dernières saisons. Et pourtant, ce ne fut pas un match pour l’intenable arrière écossais ni pour les autres trois-quarts non plus. Dans le froid du Devon, avec deux équipes très organisées, des défenses féroces, des ouvreurs stratèges et un besoin de résultat coûte que coûte, voilà qui donna un match plutôt fermé avec peu de points malgré quelques occasions franches. Mais aux assauts répétés des avants surpuissants des Sarries, les locaux ont toujours répondu par une solidarité infaillible en défense, notamment sur cette séquence interminable près de leur ligne autour de l’heure de jeu. Furieux, les hommes Dave Dennis l’ont joué eux aussi à la force des bras autour de ses hommes forts Simmonds et Cowan-Dickie, prenant les Saracens à leur propre jeu.

Grâce à un pragmatisme évident aussi, quand Nic White donna l’avantage à son équipe en première période grâce à un essai plein d’opportunisme, avant que Vermeulen ne leur permette de prendre le large au score en marquant en force le deuxième essai de son équipe.

Après une fin de match âpre au possible et passée à défendre, puis un essai anecdotique encaissé après un carton rouge contre Williams, les Chiefs l’emportent finalement 14 à 7 et reprennent la tête du Premiership par la même occasion. Et quoi de mieux qu’une victoire de plus dans la boîte, pour parfaitement clore la période des boxing days ?

Théo FONDACCI
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