Fierté intacte pour les Castrais

  • Malgré une fin de rencontre opportuniste, les Tarnais d’Anthony Jelonch n’ont pas su renverser la vapeur pour s’imposer.
    Malgré une fin de rencontre opportuniste, les Tarnais d’Anthony Jelonch n’ont pas su renverser la vapeur pour s’imposer. Icon Sport / Manuel Blondeau / Icon Sport
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S’ils sont complètement passés à côté de leur première mi-temps, les Tarnais ont au moins eu le mérite de se retrouver quelques vertus après la pause. Rassurant, mais insuffisant...

Confirmer le probant succès obtenu une semaine plus tôt face au Lou ? Il aurait bien voulu, Mauricio Reggiardo… Seulement voilà, en Top 14 comme ailleurs, la difficulté en rugby réside dans la capacité à enchaîner les performances et qu’à ce titre, même les meilleurs ne trouvent pas toujours la clé. "L’exemple qui me vient en tête, c’est l’Angleterre lors du dernier Mondial, souriait le manager tarnais. Ils réalisent le match parfait face aux Blacks et une semaine après, en finale, ils sont méconnaissables. C’est pourquoi, même si je ne l’espérais pas, je me doutais que nous aurions un début de match difficile." D’autant qu’un entraîneur doit composer avec des impondérables et en la matière, le destin n’a pas été franchement tendre avec le CO. Car si l’épidémie de gastro-entérite qui a frappé la France ce week-end a touché peu ou prou tous les clubs de Top 14, celle-ci s’est avérée particulièrement vacharde en touchant deux membres du cinq de devant qui auraient dû être de la partie ce dimanche, en la personne de Wilfrid Hounkpatin et Victor Moreaux. Des forfaits d’autant plus embêtants que sur les 10 piliers de l’effectif tarnais, quatre autres parmi les plus utilisés (Daniel Kotze, Antoine Tichit, Marc Clerc et Tudor Stroe) sont actuellement blessés… Autant dire qu’avec une semaine d’entraînement plus que particulière (le staff tarnais avait fait le choix de laisser à ses joueurs quatre jours de repos pour profiter des fêtes de Noël), l’ancien joueur de première ligne que demeure Mauricio Reggiardo ne s’attendait pas franchement à un exploit.

"Comptablement, ça ne rapporte rien"

Le hic ? Il est que manifestement, les joueurs castrais n’étaient pas non plus entrés sur la pelouse pour en provoquer un. Et facilitèrent clairement la tâche de leurs adversaires par le biais d’erreurs aussi bêtes que coupables, comme ce trou d’air sur l’essai de Raka, ce carton jaune évitable concédé par Jenneker (19e) ou cette pénaltouche vendangée par Palis (23e). À 30-3 à la mi-temps, la messe était évidemment dite… Reste que les Tarnais eurent le mérite d’éviter la déculottée en s’accrochant à leurs valeurs. "Mon discours à la mi-temps a été de laisser cinq minutes aux titulaires pour tout donner, avant que les remplaçants essaient d’apporter une plus-value. Il était évident qu’il y aurait une réaction de notre part, et un peu de déconcentration chez eux. C’est humain… Quand tu lisais les discours d’Azéma ces derniers jours, tu savais que les Clermontois étaient à la recherche d’un match référence et pouvaient céder au doute, si on y mettait les bons ingrédients." Reggiardo faisant évidemment ici référence à quelques provocations de la part de Rory Kockott, bien sûr, mais surtout de combat, d’agressivité et de conservation du ballon, soit autant de vertus qui permirent aux Tarnais de franchir à trois reprises la ligne d’en-but adverse et de conclure la partie sur une bonne note. " Comptablement, ça ne rapporte rien, mais on a au moins la fierté d’avoir fait honneur à notre maillot et de ne pas nous être effondrés, analysait le deuxième ligne Loïc Jacquet. De ce match, les gens retiendront au moins qu’on a lutté jusqu’au bout." Les plus retors, dont nous faisons probablement partie, rétorquant simplement que cela ne servira à rien à l’avenir, sans lutter depuis le début…

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