Six Boks au sommet du XV de l'année

  • Cheslin Kolbe (Afrique du Sud) fait parti du XV de l'année
    Cheslin Kolbe (Afrique du Sud) fait parti du XV de l'année PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Les Sud-Africains, champions du monde, et les Anglais, finalistes, composent, logiquement, en grande partie cette équipe mondiale. Ils sont pas moins de dix joueurs dans notre XV de départ à avoir disputer la finale de la Coupe du monde...

15. Beauden Barrett (Nouvelle-Zélande)

Replacé à l’arrière par Steve Hansen après l’éclosion et la confirmation de Richie Mo’unga au poste d’ouvreur, Beauden Barrett a été déchargé du jeu au pied face aux perches. Le Néo-Zélandais a ainsi pu se concentrer uniquement sur le jeu courant dans lequel il excelle. Incisif sur chacune de ses prises de balle grâce à sa vitesse détonante, il aura été l’un des seuls All Black à surnager dans cette année en demi-teinte des hommes en noir.

Beauden Barrett fait une nouvelle fois partie du XV de l'année.
Beauden Barrett fait une nouvelle fois partie du XV de l'année. Icon Sport - PA Images

14. Cheslin Kolbe (Afrique du Sud)

Que dire de l’ailier toulousain sinon qu’il est aujourd’hui LE phénomène du rugby français et Mondial ? Sacré champion de France avec le Stade toulousain, Kolbe a ensuite remporté le Rugby Championship et enchaîné sur la Coupe du monde où il fut un véritable cauchemar pour les défenses adverses avec 3 essais, 8 franchissements et 21 défenseurs battus en 24 prises de balle. Incroyablement rapide et vif, Cheslin Kolbe s’est également illustré en défense malgré son gabarit de poche (1,70 m ; 74 kg) puisqu’il a terminé la compétition avec un impressionnant 88 % de réussite au plaquage.

13. Semi Radradra (Fidji)

Le centre de Bordeaux-Bègles fait partie de ces phénomènes capables de battre n’importe quel défenseur et de faire des différences dans les défenses. Si les Fidji n’ont pas été au niveau attendu lors du Mondial, Semi Radradra, lui, a causé quelques mots de têtes aux Australiens, Gallois ou autres Géorgiens. Toujours intenables offensivement par ses courses et ses crochets dévastateurs, le futur joueur de Bristol a aussi marqué au fer rouge ses adversaires avec quelques plaquages dévastateurs dont il a le secret.

Semi Radradra (Fidji) passe devant l'Australien Marika Koroibete.
Semi Radradra (Fidji) passe devant l'Australien Marika Koroibete. Icon Sport - PA Images

12. Damian de Allende (Afrique du Sud)

Avec sept matchs disputés pour six titularisations, il fut de tous les combats de l’Afrique du Sud dans le dernier Mondial. Et malgré tout, le centre des Stormers a su garder une impressionnante fraîcheur jusqu’à cette finale où sa puissance a encore joué central dans le sacre des Boks. Toujours propre en attaque et intraitable en défense, sa force brute a été le complément parfait de son coéquipier, le remuant Lukhanyo Am.

11. Josh Adams (pays de Galles)

L’ailier gallois aura été l’une des révélations de cette année. Auteur de 10 essais (dont 7 à la Coupe du monde, meilleur marqueur de la compétition) lors de ses 15 sélections en 2019, Josh Adams s’est montré être un redoutable finisseur comme le XV du Poireau en a souvent eu, à l’image de son compère George North ou encore Shane Williams. Ce dernier a d’ailleurs vu son record d’essais inscrit sous le maillot des Diables rouges durant une Coupe du monde volé en éclats après les performances de l’ailier de Cardiff.

10. Owen Farrell (Angleterre)

Tantôt positionné à l’ouverture, tantôt au centre, Owen Farrell n’en restait pas moins le dépositaire du jeu anglais. Régulateur en défense, organisateur en attaque, le phénomène des Saracens a une nouvelle fois montré qu’il était l’un des tous meilleurs joueurs de rugby dans le monde. Le vrai patron du XV de la Rose, c’est bien lui !

9. Faf de Klerk (Afrique du Sud)

Le blondinet chambreur de Sale a littéralement écœuré ses adversaires par son culot, sa vitesse, sa puissance et son redoutable jeu au pied. On se souvient de son large sourire carnassier quand le colosse gallois Adam Beard tenta de l’impressionner en l’empoignant. Doté d’appuis explosifs, il a aussi semé la zizanie dans les défenses adverses, tout en défendant comme un quatrième troisième ligne. Bref, on ne trouve pas vraiment de faiblesse à son jeu.

Faf de Klerk lors de la finale de Coupe du monde contre l'Angleterre.
Faf de Klerk lors de la finale de Coupe du monde contre l'Angleterre. Icon Sport - Steeve Hag

8. Billy Vunipola (Angleterre)

Le bulldozer anglais des Saracens a ce don de mettre son équipe dans l’avancée. Le frère cadet de Mako est l’un des tous meilleurs joueurs du monde dans ce domaine. Que ce soit avec les Saracens, de nouveau champions d’Europe, ou avec les Anglais, vice-champions du monde, Billy Vunipola aura toujours gagné ces quelques mètres précieux permettant de franchir cette si précieuse ligne d’avantage.

7. Pieter-Steph du Toit (Afrique du Sud)

Le géant blond n’est pas le joueur le plus spectaculaire de la planète. Mais il est, de loin, son joueur le plus efficace et l’un des plus redouté. Ce n’est pas un hasard s’il a été élu joueur de l’année par World Rugby : avec lui, vous ne verrez pas de course folle ou de passe après contact. Mais vous aurez un joueur capable de démolir le jeu adverse à lui seul, en étant le premier sur tous les points chauds pour ralentir les sorties de balles adverses ou punir les attaquants qui osent le défier frontalement. Une machine de guerre, au sens propre.

6 Ardie Savea (Nouvelle-Zélande)

Le troisième ligne néo-zélandais a été l’une des pièces maîtresses du système Hansen cette année. Ardie Savea a fait preuve d’une activité incroyable tout au long de la saison, enchaînant franchissements et plaquages à tour de bras. Peu de joueurs ont réussi à faire reculer le frère cadet de Julian. à 26 ans, Ardie Savea a pris une nouvelle dimension, devenant un titulaire indiscutable chez les Blacks.

5. Eben Etzebeth (Afrique du Sud)

Auteur de six matchs de haut niveau durant la Coupe du monde et surtout une finale en apothéose, le néo-Toulonnais a été l’incarnation même d’un pack sud-africain puissant et rugueux qui a tout écrasé sur son passage. Soulignons aussi son travail de titan dans les rucks et son intelligence en touche qui a permis aux Sud-Africains de remporter un troisième titre mondial.

Eben Etzebeth (Afrique du Sud) contre l'Angleterre en finale de Coupe du monde.
Eben Etzebeth (Afrique du Sud) contre l'Angleterre en finale de Coupe du monde. Icon Sport - Steeve Hag

4. Maro Itoje (Angleterre)

Maro Itoje aura annihilé en grande partie tous les espoirs de troisième titre mondial consécutif des All Blacks. Intenable, la pieuvre des Saracens n’aura cessé de "nager" dans tous les mauls et de contrer les touches adverses pour pourrir tous les ballons et les lancements des Blacks. Personne d’autre que lui ne maîtrise autant cet art. Une prestation quatre étoiles venue conclure une saison énorme avec, en point d’orgue, un nouveau titre de champion d’Europe avec les Sarries.

3. Kyle Sinckler (Angleterre)

Sa sortie prématurée en finale de Coupe du monde aura été fatale aux Anglais. Jusque-là, Kyle Sinckler avait mis au supplice tous ses adversaires dans le secteur de la mêlée fermée. À droite, le pilier des Harlequins a démontré au cours du Tournoi des 6 Nations et de la Coupe du monde qu’il était l’un des tous meilleurs spécialistes du poste, tout en faisant montre de sacrées qualités dans le jeu courant. Avec Sinckler, le XV de la Rose semble tenir son droitier pour quelques années…

Kyle Sinckler s'échappe au milieu de la défense australienne en quarts de Coupe du monde.
Kyle Sinckler s'échappe au milieu de la défense australienne en quarts de Coupe du monde. Icon Sport - PA Images

2. Shota Horie (Japon)

Le talonneur à l’improbable coupe de cheveux a été à l’image de son équipe : surprenant du début à la fin et d’une énergie débordante. Excellent lanceur et étonnamment puissant en mêlée fermée, malgré son gabarit limité (1,80 m, 102 kg), Horie s’est surtout illustré par son incroyable activité sur le terrain, abattant le travail d’un troisième ligne en plus des tâches inhérentes à son poste. Acteur central de la première qualification des Brave Blossoms à une phase finale de Coupe du monde.

1. Tendai Mtawarira (Afrique du Sud)

Après onze ans passés à défendre les couleurs de la nation arc-en-ciel, l’emblématique pilier gauche des Boks a terminé sa carrière internationale par un chef-d’œuvre : un titre de champion du monde acquis au terme d’un superbe Mondial et surtout d’une finale où il a littéralement martyrisé le pilier remplaçant anglais, Dan Cole. Il a aussi joué un rôle central dans la victoire en Rugby Championship quelques mois plus tôt.

Simon Valzer et Romain Lafon
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