Agen : à un tournant

  • Les cadres du SU Agen, parmi lesquels le capitaine Romain Briatte, ont dû prendre le temps en début de semaine de digérer la défaite à La Rochelle. L’occasion de repartir sur de meilleures bases pour cette nouvelle année civile. Photo Icon Sport
    Les cadres du SU Agen, parmi lesquels le capitaine Romain Briatte, ont dû prendre le temps en début de semaine de digérer la défaite à La Rochelle. L’occasion de repartir sur de meilleures bases pour cette nouvelle année civile. Photo Icon Sport
Publié le

Agen - Coupables dans l’engagement à La Rochelle, les Agenais ont mal terminé 2019. Mais une performance face au dauphin du top 14 leur permettrait de se relancer pour 2020.

L’année 2019 ne pouvait pas finir plus mal pour le SU Agen. Battus à Clermont (30-13) le 30 novembre, giflé à Bordeaux (33-6) puis tenu en échec à domicile par le Stade toulousain (8-13) malgré une bonne prestation, les Agenais ont coulé à La Rochelle (40-8), faute d’agressivité suffisante. Et les voilà de nouveau face à un cador du Top 14, Lyon. Un autre donc, qui viendra conclure cet enchaînement de combats contre des mastodontes du Top 14.

Les Agenais savaient que ce mois de décembre allait être terrible : "Nous savions que nous allions avoir deux mois délicats, avec des matchs nous opposant à des équipes qui avaient de grandes ambitions que ce soit en Top 14 comme en Challenge", reconnaissait le capitaine Romain Briatte. Mais même s’ils n’ont pas les mêmes ambitions, le même budget ou la même profondeur d’effectif que certains, les Suavistes ne peuvent pas tout accepter, comme le manque d’agressivité dont ils ont été coupables à La Rochelle : "On a été pris dans l’engagement, admettait avec honnêteté Briatte. On a perdu la guerre des rucks, on était lents dans nos replacements offensifs et défensifs, on a manqué des plaquages, on ne communiquait pas. Tout ce qui fait habituellement notre force. On ne peut pas se permettre cela."

Mise au point

Voilà pourquoi cette défaite rochelaise a fait encore plus mal que les autres, et pourquoi le groupe agenais avait besoin de l’évacuer en début de semaine : "Il y a eu beaucoup de mots en début de semaine. Il fallait évacuer cette frustration car nous sommes complètement passés à côté", ajoutait le troisième ligne. De quoi soulager les hommes et les aider à rebondir vers leur prochain objectif avant deux semaines de Challenge, une compétition dans laquelle le SUA n’a plus rien à jouer : "Lyon peut nous relancer", lançait Briatte. Un optimisme que l’on espère contagieux : "Le Lou est une grosse équipe, si l’on veut s’en sortir il faut leur faire la guerre."

Une conquête et de la discipline pour y croire

Et même s’il est en difficulté au classement, le SUA possède les atouts sur le terrain pour faire peur au grand méchant Lyon. L’on en veut pour preuve ces cinq ballons volés à l’alignement rochelais : "C’est vrai, nous sommes plutôt en place sur ce secteur. C’était déjà le cas contre le Stade toulousain et Bordeaux qui possèdent deux des meilleurs alignements du championnat", positivait Briatte. Idem en mêlée, où le retour de suspension de l’international Paula Ngauamo s’est fait sentir, avec deux pénalités obtenues en mêlée et un ballon volé sur introduction adverse contre La Rochelle. En son absence, les jeunes Martinez et Zarantanello ont fait le travail mais les retours de Ngauamo et de Barthomeuf ont apporté de l’expérience à un pack qui doit redevenir souverain.

L’autre atout du SUA sera la touche : outre son apport en mêlée fermée, Paula Ngauamo a aussi signé un 15/15 au lancer, trouvant les yeux fermés les sauteurs agenais et surtout Tom Murday, principale rampe de lancement des offensives suavistes après touche. Autant de signes positifs qui laissent croire que les Agenais seront en mesure de retrouver leurs performances du mois d’octbore, au moment où ils faisaient trembler les puissants du Top 14…

Simon VALZER
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?