Nakosi : retour de flammes

  • Filipo Nakosi (Castres) contre les Warriors en Challenge Cup
    Filipo Nakosi (Castres) contre les Warriors en Challenge Cup Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Le surpuissant ailier fidjien retrouve les terrains après une période d’affûtage. Tout un club espère le voir bondir.

La bombe tarde à exploser. Filipo Nakosi était annoncé comme la potentielle nouvelle coqueluche de Pierre-Fabre mais tarde à confirmer ses prédispositions dans le Tarn. Revenu lesté de quelques kilos et hors de forme du Japon où il a disputé la Coupe du monde avec les Fidji, l’ailier international a passé tout le mois de décembre à parfaire son physique. Il sera (re)lancé dans le grand bain du Top 14 samedi face à Toulon, son ancien club, sur la pelouse du stade Mayol où il a tant brillé, inscrivant huit essais en quinze matchs joués. "S’il joue, c’est qu’il le mérite, élude d’emblée Mauricio Reggiardo. Je fonctionne à la méritocratie et il a gagné le droit d’être sur la pelouse. Il n’y a pas de régime de faveur pour lui. Ses entraînements me conviennent. Je suis bien placé pour savoir le très bon joueur qu’il peut être."

En effet, Nakosi était l’une des armes préférées de Reggiardo lors de son mandat à Agen, où la boule de muscles de 27 ans (1,83 m, 107 kg) a marqué 19 essais, en trois saisons sous les couleurs du SUA. "C’est un facteur X. Un joueur capable de casser des lignes et de créer des espaces dans les matchs où il n’y en a pas", prévient Reggiardo.

Le rugby comme un jeu

Stéphane Prosper, l’entraîneur des trois-quarts castrais connaît lui aussi très bien le profil de son joueur, qu’il a dirigé à Agen avant de le gérer à Castres : "C’est un match-winner, expliquait le technicien dans nos colonnes au retour du joueur à l’entraînement après la Coupe du monde. Il va nous apporter un peu de tout : de la puissance, de la vitesse, de l’explosivité. Il est capable de marquer un essai sur une bribe d’action. L’équipe attendra ça de lui. Qu’il valide le travail de ses coéquipiers en marquant des essais." Prosper sait aussi que son joueur peut parfois oublier que le rugby est son métier. "C’est un gai luron, un mec facile à vivre qui peut se laisser porter par la vie. Il peut lui arriver de sortir du cadre. Il lui manque parfois un peu de rigueur. Pour lui comme pour beaucoup de ses compatriotes, le rugby est avant tout un jeu."

Reste à savoir si le facteur X de l’équipe castraise aura envie de s’amuser, samedi, à Mayol. Si c’est le cas, cela pourrait faire des étincelles…

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