Toulon : le réveil de la force

  • L’association de Baptiste Serin (en fond), Louis Carbonel et Anthony Belleau (dans son dos) est l’une des clés de la bonne forme toulonnaise. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    L’association de Baptiste Serin (en fond), Louis Carbonel et Anthony Belleau (dans son dos) est l’une des clés de la bonne forme toulonnaise. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le / Mis à jour le

Toulon - Au-delà de leur invincibilité qui perdure depuis deux mois et demi, les Toulonnais ont véritablement marqué leur retour au premier plan en prenant le meilleur sur Clermont, avant d’aller arracher un match nul chez le champion de France en titre, Toulouse.

L’année 2019 s’est terminée (presque) de la meilleure des manières pour le RCT. En accrochant en déplacement le Stade toulousain (13-13), champion de France en titre, les Toulonnais ont - bien au-delà même de l’aspect purement comptable - confirmé leur retour parmi les cadors du Top 14. Bien loin la 9e place de l’exercice 2018-2019, les Varois sont désormais solidement assis sur le podium du championnat, affichent un visage radieux à chaque sortie et restent invaincus depuis le 13 octobre. "On a fait passer un message. Et on continue notre série de matchs sans défaite. C’était important de poursuivre cette invincibilité, expliquait en ce sens Baptiste Serin après Toulouse. Maintenant la saison est encore très longue. Il faut continuer de travailler et conserver notre humilité. Ce groupe avance caché car il est en construction et ce n’est pas plus mal. Mais il est clair que vu le passé du RCT, le club est obligé d’avoir l’ambition de retrouver les play-offs. Nous sommes ambitieux et c’est positif." Une ambition retrouvée, qui illustre le chemin parcouru depuis un an : le RCT qui avait reçu une claque (39-0) 364 jours plus tôt face au même adversaire est désormais capable de tenir la dragée haute à n’importe quelle équipe du championnat. Toulon qui comptait 10 revers en 16 sorties au même moment la saison passée, a fait place à un collectif qui n’en compte que 4 aujourd’hui. Mieux : s’ils ont d’abord pris confiance en disposant d’équipes que l’on peut considérer comme "moins prestigieuses", c’est cette fois en prenant le meilleur sur le vice-champion de France avant d’arracher des points chez le champion en titre - qui restait sur sept victoires consécutives (!) - que le RCT a prouvé qu’il était bien plus qu’en simple regain de forme.

Suivre la cadence du LOU et de l’UBB

"La belle série se poursuit, ça fait un bien fou, reconnaît quant à lui Charles Ollivon. On avait à cœur de montrer un autre visage que celui de la saison dernière. Je n’ai pas envie d’en faire trop, ce n’est qu’un match nul, mais la qualité de Toulouse fait que c’est un bon résultat pour nous. La fin d’année est magnifique." Comme si l’équipe parfois naïve et en manque d’inspiration la saison passée avait revu son organisation offensive, et réussi à redevenir dominante en conquête (93 % de ballons conservés sur leurs introductions). L’arrivée d’Eben Etzebeth ? L’axe Serin-Carbonel-Belleau qui se montre plus complémentaire à chaque sortie ? Une confiance retrouvée au retour des mondialistes ? Certainement un peu de tout. Toujours est-il qu’après avoir terminé l’année civile 2019 sur une bonne note, le vestiaire toulonnais a à cœur de démarrer la 2020 sur les mêmes standards. Et quelle plus belle occasion que la réception d’un Castres 12e et qui n’a toujours pas connu de succès en déplacement cette saison en Top 14, pour franchir la barre symbolique des 10 matchs sans défaite ? S’il y parvenait, le RCT se rapprocherait en tout cas un peu plus de la série de 13 matchs sans revers réalisée par le RCT de Bernard Laporte (entre fin mars et fin août 2014), tout en continuant de suivre la cadence de Lyon et Bordeaux, dans la course aux places directement qualificatives qui pourrait devenir, à terme, l’objectif d’une équipe qui fait à nouveau peur.

Pierrick ILIC-RUFFINATTI
Voir les commentaires
Réagir