Jurand : « La meilleure des réponses après le Racing »

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Joris Jurand - Ailier de Brive auteur d’une belle prestation, le joueur polyvalent de 24 ans retournait pour la première fois à Montpellier.

Racontez-vous cette ultime action et votre percée qui amène la réalisation de Larenjeira ?

Il y a une percée de "Kiti" (Kamikamica, N.D.L.R.), je suis intérieur et il me la donne avant que je trouve Thomas (Larenjeira). Et cela nous sourit. C’est bien pour l’équipe de ramener un point d’ici. Maintenant, on va basculer sur le Challenge européen pendant deux semaines ; puis sur la réception très importante de Pau.

Quelque part, cet essai n’est-il pas le reflet de l’état d’esprit de votre collectif, qui n’a jamais lâché dans la difficulté samedi ?

C’est ça. Ils étaient plus costauds et mieux en place que nous, mais nous avons été des "chiens". Ce n’est pas une belle expression mais c’est la réalité. On a défendu pendant soixante-dix minutes et nous avons eu le ballon dix minutes. L’équipe s’est vraiment envoyée. Nous avons été solidaires et vaillants. Cela fait plaisir de voir ça. On se rattrape un peu de notre première défaite à domicile face au Racing le week-end dernier, qui nous a fait très mal.

Justement, on aurait pu penser que vous alliez en prendre quarante samedi après cette grosse désillusion…

Toute la semaine, on s’est dit que nous ne voulions pas en prendre quarante à Montpellier. On se le répète avant le match et aussi sous les poteaux, quand nous étions menés 9-0. Derrière on marque trois points puis un essai en contre. […] Après, on s’accroche pour gagner un bonus défensif qui fait vraiment du bien sûr le plan comptable (7 points d’avance sur Agen, 13e).

Avec du recul, pourquoi avoir tenté cette folle relance en travers dans vos 22 mètres juste avant la pause ?

C’est une erreur bête de ma part, car l’équipe mène au score et j’ai juste à courir droit. Mais à la place, je cherche à aller défier une zone plus "confortable" et je fais un en-avant. Derrière il y a mêlé pour le MHR, pénalité puis trois points. Et du coup, on rentre aux vestiaires menés de deux points…

Vous portiez encore le maillot de Montpellier il y a un an de cela (durant un an et demi. il a rejoint Brive en décembre 2018 comme joueur supplémentaire), où vous n’avez jamais joué en pro. Étiez-vous revanchard ?

Non, c’était juste le plaisir de voir les anciens d’ici avec qui j’ai passé un an et demi. Je n’étais pas revanchard, mais je suis content que nous ayons pris un point. Et surtout, de ne pas en avoir encaissé soixante devant mes amis et ma famille. Après, je suis assez mitigé sur ma prestation, c’était moyen.

Gardez-vous des regrets liés à votre parcours au MHR ?

Pas du tout. Je suis parti de la première série (il jouait à Noves il y a encore six ans), alors je n’ai jamais de regret dans tout ce que je fais. Je veux profiter de chaque instant et rendre fiers tous mes proches. […] Je me sens bien à Brive. Il y a une super ambiance et on est tous pareils, que l’on soit Fidjien, Géorgien ou Français. Nous sommes une famille et c’est ce que j’aime.

On vous a vu hilare avec François Steyn après le match. Que vous a-t-il dit ?

Ça, c’est un secret de couloir (sourire) ! Avec François, on a une belle relation. Quand j’étais ici, je m’entendais bien avec lui. C’est un super mec qui est double champion du monde et que je respecte beaucoup.

Julien Louis
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