• Les heureuses capitaines Gévénaëlle Riche et Sonia Irigoyen.
    Les heureuses capitaines Gévénaëlle Riche et Sonia Irigoyen. / Dominique Meillier.
Publié le / Modifié le
Féminines

Layrac : Épanouies et motivées

Les filles de Layrac en Fédérale 2 sont investies dans un projet qui les réconcilie avec le rugby.

Parler de migration s’agissant de rugby peut paraître à juste titre totalement hors de propos. C’est pourtant le terme qui convient pour expliquer la création de clubs féminins sur le déplacement massif de joueuses en désaccord avec leur structure d’origine. Nous avons parlé de Peyrehorade bâti sur les cendres de Mont-de-Marsan, et voici le cas de Layrac qui a bénéficié du profond repli du SU Agen. Ancienne joueuse, aujourd’hui au plus près du groupe senior, Harmonie Ginny incarne cette force qui s’est déplacée d’une quinzaine de kilomètres. Et la greffe sur l’ASL il y a deux ans a eu de bons effets immédiats. Pas le moindre rejet. Au contraire, Harmonie, qui porte son prénom à merveille, s’enthousiasme de vivre une si belle aventure : "J’ai suivi mes copines d’Agen à Layrac et l’effectif a grossi. Aujourd’hui nous sommes 36 licenciées seniors et nous sommes premières de la poule sur la phase aller. Nous sommes encore dans la construction et nous gardons le cap mais avant de parler rugby nous attachons énormément d’importance aux valeurs qui nous portent : l’amitié, le partage, la convivialité et l’engagement. L’état d’esprit est la clé, notre amitié le ciment et c’est ainsi que le noyau grossit."

Le soutien des présidents

Les Layracaises ne font pas non plus mystère des bonnes conditions dans lesquelles elles évoluent et du fort soutien qu’elles reçoivent des deux présidents Pascal Mel et Gérard Lacan convaincus par le projet féminin. À cela s’ajoute l’influence d’un gros réseau de bénévoles. Harmonie Ginny confirme : "Je n’ai jamais vu autant de monde suivre le rugby féminin qu’à Layrac. C’est assez impressionnant et c’est une source de motivation pour les filles. Dans ce club de village aux portes d’Agen, nous avons trouvé des valeurs épanouissantes. Mais nous devons remercier le club de Caudecoste chez lequel nous faisons un entraînement sur deux et jouons quelques matchs." Alors, c’est au tour des coachs complémentaires Erwan Gély et Mathieu Castex, et des filles des super capitaines Gévénaëlle Riche et Sonia Irigoyen internationale militaire, de jouer. Comme Harmonie, les coachs et les capitaines étaient là à la création de la section féminine layracaise. Et cette légitimité leur inspire une conclusion : "Même si nous sommes très contents du fonctionnement, ce qui importe c’est de construire par étapes pour pérenniser la jeune section. Et pour cela nous devons conserver notre effectif." C’est en bonne voie. 

Gérard Piffeteau
Voir les commentaires
Réagir