Étrillard : « Mon téléphone n'a jamais autant chauffé »

  • Top 14 - Anthony Étrillard (Toulon) contre le Stade français
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Publié le , mis à jour

En progression constante depuis plusieurs saisons, Anthony Étrillard connaitra à 26 ans son premier rassemblement avec le XV de France. Entre joie et fierté, le talonneur du RCT s'est confié à Midi Olympique.

Anthony, vous faites partie de la liste de 42 joueurs qui prépareront le Tournoi des 6 nations. Comment l'avez-vous appris ?

Je me doutais que Fabien (N.D.L.R. Galthié) allait m'appeler, mais j'étais stressé : je ne savais pas s'il m'annoncerait une bonne ou une mauvaise nouvelle (sourire). Je regardais constamment mon téléphone, et quand il a sonné, vers 10 heures, j'ai eu une boule au ventre. Finalement il m'a annoncé que je faisais partie de la liste. J'étais soulagé. Heureux.

On imagine que vous avez reçu beaucoup de messages, depuis 13 heures.

Je crois que mon téléphone n'a jamais autant chauffé, ça n'arrête pas (rires). Que ce soit des coéquipiers, des proches, de la famille, beaucoup de personnes m'ont félicité. En plus, nous sommes huit Toulonnais dans la liste, donc c'est un bonheur partagé. C'est chouette.

Était-ce un rêve pour vous ?

Avant même de parler de rêve, c'est une fierté d'être appelé pour représenter son pays. Pour autant je ne m'enflamme pas, je sais qu'il va y avoir un deuxième tour de sélection à passer si je veux devenir international. Si un jour je porte le maillot bleu, là, je réaliserais un rêve.

Comment appréhendez-vous ce premier rassemblement ?

Avec énormément d'humilité. Je ne veux pas faire de vague. Ce n'est pas mon tempérament. Je veux observer, découvrir le fonctionnement et essayer de montrer qu'on a bien fait de faire appel à moi. Quelle que soit l'issue finale, ce ne sera que du positif.

Vous avez souvent semblé proche de la liste, et en même temps, vous avez dû attendre vos 26 ans pour connaître votre première convocation. Avez-vous douté ?

Je joue en Top14 depuis plusieurs saisons, mais j'étais confronté à une énorme concurrence en club avec Guilhem Guirado. Alors la sélection... C'est quelque chose que j'avais dans un coin de la tête, mais je n'en faisais pas une maladie. Mon tour ne venait pas, mais je gardais espoir. Je me disais que si un jour un coup de fil devait arriver, ce serait la récompense d'énormément de travail. J'ai bossé sans relâche.

Auriez-vous vécu le fait de ne pas être appelé comme une déception ?

Une petite déception évidemment, mais certainement pas un coup d'arrêt. J'aurais accepté la décision, tout en continuant de donner le meilleur de moi-même pour le RCT, en espérant recevoir un jour ce fameux appel.

Un mot sur le capitanat de votre ami, Charles Ollivon ? 

C'est un rôle qui sciait parfaitement à Charles. Il a de la prestance, il sait parler aux mecs, il touche par ses paroles et sur le terrain il est toujours irréprochable. C'est une fierté de le voir devenir capitaine. Je suis vraiment content pour lui. Il le mérite. On s'est connu en poussin, quand nos deux villages s'affrontaient (Saint Pée sur Nivelle et Mouguerre). C'était la guerre (sourire). À l'époque il était plus grand que tout le monde et on ne pouvait le manquer. Si on m'avait dit qu'un jour il deviendrait capitaine du XV de France... Puis quand on sait par quoi il est passé, c'est magnifique. On l'a vu au plus bas, on l'a vu en baver et réussir à revenir à ce niveau c'est vraiment énorme.

Pierrick Ilic-Ruffinatti
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