• Liam Williams champion d'Europe avec les Saracens quittera le club anglais à l'issue de la saison
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Premiership

Sérieux dégraissage en vue chez les Saracens

Edward Griffiths, le président par intérim, a annoncé des mesures d’austérité pour que le champion d’Europe soit en mesure de respecter le plafond salarial.

Le feuilleton Saracens continue. La semaine dernière, on apprenait le départ de Nigel Wray, mécène historique et président. Il a été remplacé au moins provisoirement par Edward Griffiths, Sud-Africain, un revenant, car il fut déjà le directeur sportif du club entre 2008 et 2015, il dirigeait le club au quotidien en fait. Celui-ci hérite donc d’un bateau très difficile à gouverner, avec ses six millions d’euros d’amende et ses trente-cinq points de pénalités, pour dépassement et contournement du plafond salarial. Griffiths s’est exprimé assez facilement dans les médias, dans un désir de séduction facile à comprendre.

Critiqués de toutes parts par les autres clubs, les Londoniens font profil bas : "Je m’excuse sans réserve pour les erreurs du passé. Nous nous engageons sans équivoque à respecter les réglementations sur le plafond salarial pour la saison en cours et pour les saisons futures. Dans le passé, nous avons remis en question le plafond salarial en disant qu’il valait mieux ne pas avoir de plafond salarial du tout plutôt qu’un plafond qui n’était pas correctement appliqué. Les temps ont changé…"

La situation de base est facile à exposer. Griffiths doit faire des Sarries un club vertueux sur le plan des comptes. "Il est encore trop tôt pour annoncer des mesures concrètes. Mais tous les gens qui ont eu à gérer des affaires ou des organisations savent qu’il y a deux possibilités fondamentales, ou on réduit l’effectif, ou les employés acceptent une baisse de salaire. Évidemment, on peut combiner les deux." Il faut sans doute s’attendre à de grosses mesures d’austérité très rapidement puisque les Saracens sont soumis à un plafond de 7 millions de livres pour la saison en cours. On a tout de suite compris qu’il y aura forcément des départs. On savait déjà que Liam Williams allait revenir au pays de Galles et aux Scarlets en juin. On sait aussi que certains joueurs ont dépassé la trentaine comme Richard Wigglesworth (36 ans), Michael Rhodes (32), Alex Goode (32), Brad Barritt (33), et Juan Figallo (31) et qu’ils se dirigeaient déjà vers un non-renouvellement de contrat.

Liam Williams s’en ira en cours de saison

Mais dès mercredi, Edward Griffiths prenait une première décision, Liam Williams, l’arrière international gallois et des Lions sera finalement libéré le plus vite possible et non pas en juin comme prévu. Liam Williams n’a toujours pas joué un match cette saison à cause de la Coupe du monde et d’une blessure à une cheville. S’il part sans avoir fait un seul match, son salaire depuis le début de la saison sera décompté du Salary Cap. Il touchait aux alentours de 230 000 livres par an. On a appris aussi que le troisième ligne sud-africain Michael Rhodes, et le pilier argentin Juan Figallo pourraient faire leurs valises en cours de saison. Comme Williams, les deux hommes n’ont pas encore joué un match depuis août. Autre joueur qui risque d’être poussé dehors, le troisième ligne Callum Clark (une sélection avec le XV de la Rose) qui a joué six matchs cette saison (en comptant la Coupe). Ces trois départs représenteraient une économie d’environ 800 000 livres. L’ailier Alex Lewington, lui, est pressenti pour s’en aller en fin de saison. Mais dans les semaines qui viennent, on surveillera les décisions au sujet des vedettes, les grands joyaux de l’effectif. Les Farrell, Itoje, Kruis, George les frères Vunipola… Évidemment, ils ne jouent pas pour des prunes dans le meilleur club d’Angleterre et d’Europe, c’est bien pour ça d’ailleurs que Nigel Wray avait fait les fameux montages financiers qui ont tout déclenché. Eux qui n’arrêtent pas de clamer leur amour du maillot, accepteront-ils de baisser drastiquement leur salaire ?

Jérôme PRÉVÔT
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