Muscarditz : « Nous avons provoqué les choses »

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    Challenge Cup - Peyo Muscarditz (Bayonne) / Pablo Ordas
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Le trois-quarts centre de l’Aviron bayonnais avait le sourire après la victoire de son équipe face au London Irish, 27-10. La première depuis le 12 octobre.

Cette victoire, même si ce n’était qu’un match de Challenge, doit vous faire le plus grand bien ?

Oui. Nous avions pris quelques dérouillées. Elles nous avaient permis de travailler, mais elles avaient fait mal à la tête. Ça fait du bien de gagner, même en Challenge, pour le groupe. Techniquement, il y a eu de beaux mouvements. Il y a aussi eu des erreurs, mais c’est ce que demande notre jeu. Nous avons été ambitieux, nous sommes bien sortis de notre camp et nous avons essayé de renouer avec notre jeu grâce à des conditions adéquates à notre philosophie. Franchement, on retire beaucoup de positif de cette victoire. Ça peut nous permettre de regarder vers le haut.

Vous avez beaucoup défendu en première mi-temps, et vous n’avez craqué qu’après trente minutes. C’est positif…

Carrément. Ça a été un ordre du staff et c’est ce qui nous représentait l’année dernière, où nous n’avions pas toujours fait de très beaux matchs. Je me rappelle d’un match à Colomiers, en décembre 2018, où c’était compliqué de s’exprimer. La défense n’avait pas craqué et nous avions été disciplinés, comme ce soir. Sur le secteur défensif, nous sommes en réel progrès. Pour la confiance, c’est bien, pour le travail de chacun, aussi.

Vous n’aviez plus marqué d’essai depuis trois matchs. Vous en inscrivez quatre ce soir. Vous êtes-vous rassurés sur le secteur offensif ?

Inconsciemment, ça pesait dans nos têtes de ne pas marquer, ou de marquer seulement parce que l’équipe d’en face lâchait. Là, c’est nous qui avons provoqué les choses. Les deux premiers essais sont très jolis. L’entame est bonne. Nous prenons un point de bonus offensif qui est accessoire sur le coup, mais bon… Il y a pas mal de choses positives et ça fait plaisir. Nous avons vu le sourire de pas mal de joueurs qui étaient plutôt renfermés jusque-là. C’est normal, puisque nous sommes tous compétiteurs. Il nous manquait cette joie et ce goût de la victoire.

Propos recueillis par Pablo Ordas
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