Grenoble : sans excès de supériorité

  • C’est avec humilité que les Grenoblois savourent leur victoire car certains domaines de jeu, notamment la mêlée, ont montré des faiblesses.
    C’est avec humilité que les Grenoblois savourent leur victoire car certains domaines de jeu, notamment la mêlée, ont montré des faiblesses. Midi Olympique - Thierry Pre
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Auteurs pourtant d’un "petit" match, les Grenoblois prennent quatre points importants à l’extérieur dans la course à l’accesion.

C’est assez rare pour être souligné, mais les Grenoblois n’ont pas sauté au plafond au coup de sifflet final donné par M. Boyer. La victoire, ils l’ont appréciée à sa juste valeur, sans plus, sans excès. "C’est une satisfaction car nous prenons quatre points. Après, on a eu effectivement un match très compliqué, en conquête notamment où on est dominés en mêlée, en touche avec peu de ballons à exploiter. Heureusement qu’on en a un à la fin qui nous permet de franchir et de marquer", analysait Sylvain Begon, entraîneur en charge des avants, à l’issue de la rencontre.

Dans ce match de reprise, le FCG s’est fait peur. "Aurillac est une équipe difficile à manœuvrer, qui a du caractère. On a vraiment été sous pression." Des Grenoblois qui ont fait beaucoup de fautes, qui ont pu compter aussi sur le facteur chance avec, côté Cantal, une transformation qui frappe le poteau et une pénalité face aux perches qui ne passe pas… Pas mal de choses ont joué en leur faveur, " sans quoi on serait repartis sans doute avec zéro point ce soir", admet le coach.

Le coup de génie

Il y en a un autre qui a savouré cette victoire avec modération, c’est Théo Nanette. Face à son ancien club, il a tenté d’animer malgré le manque de munitions. "C’était très laborieux ce soir, mais des matchs comme ça, un 10 janvier à Aurillac, on sait qu’on ne va pas développer un grand rugby." Après trois mois de disette à l’extérieur, le FCG a enfin gagné, d’autant plus important "qu’on avait pris la mauvaise habitude de commencer nos blocs par une défaite", précisait le demi de mêlée.

Cette victoire vient de loin et il aura fallu un coup de génie pour débloquer la situation. Ce coup-là est signé Enzo Selponi, entré seulement quatre minutes plus tôt. Sur "enfin" un bon lancer en touche sur les 40 Aurillacois, l’ouvreur casse le premier rideau, met les gaz avant d’envoyer une somptueuse sautée à Ange Capuozzo qui finira le travail en bout de ligne.

"Ce soir, on est satisfaits du résultat, mais aussi très lucides sur notre prestation. On va rester humbles." Il était important cependant pour Grenoble de l’emporter et rester ainsi bien accroché au podium de Pro D2, " mais il faut que l’on soit bien meilleur que cela si on ne veut pas avoir de déconvenues dans les semaines à venir", concluait Sylvain Begon.

Jean-Marc Authié
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