• Christophe Samson et les Tarnais ont remis les pendules à l’heure face à Newport après leur déconvenue à Toulon.
    Christophe Samson et les Tarnais ont remis les pendules à l’heure face à Newport après leur déconvenue à Toulon. La Dêpèche du Midi / Marie Pierre Volle / La Dêpèche du Midi
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Challenge Cup

Les Castrais ont mis les Dragons à la grotte !

Impériaux, les Tarnais n’ont laissé aucune chance à Newport. Ils s’emparent de la première place de la poule et joueront leur qualification à Worcester, samedi.

Le boulot est fait. Avec brio. En triomphant au panache des (pâles) Dragons de Newport, le Castres olympique s’est emparé samedi soir de la première place de la poule 1 de Challenge Cup et s’est offert le droit de croire encore plus fort en sa qualification pour la phase finale de la compétition. Il faudra pour ça assurer un résultat positif du côté de Worcester samedi lors de la dernière journée de la phase régulière dans ce que les Castrais annoncent déjà comme un huitième de finale officieux. En effet, à cause de quelques points oubliés par-ci par-là plus tôt dans la saison - bonus offensif en Russie, défaite à Newport - ce succès probant et bonifié ne garantit en rien une présence en quarts de finale de la compétition. Pour le moment, ni la place de "meilleur deuxième" toutes poules confondues et encore moins celle de premier de cette poule 1 ne sont garanties pour le CO. Il faudra donc fournir un ultime effort en Angleterre contre une équipe de Worcester qui jouera elle aussi pour composter définitivement son billet vers les matchs couperets de cette compétition européenne que les Castrais ont pris goût à disputer.

L’humilité au centre de tout

Au moment de l’analyse de ce large succès, les esprits chagrins ne manqueront pas de suggérer que les Gallois n’ont pas livré le meilleur match de leur saison. Qu’ils étaient loin du niveau affiché chez eux, lors du match aller. Que ces Dragons-là ne soufflaient pas des flammes d’un feu très ardent. Que leurs attaques prévisibles manquaient de variété. Qu’ils n’ont que trop peu utilisé le jeu au pied pour faire courir les Castrais et jouer dans les zones délaissées du terrain. Il y a sans doute un peu de vrai là-dedans. Les Gallois ont manqué de justesse et de puissance pour finir leurs actions, de variété pour surprendre la défense castraise. Mais ce succès dit surtout quelque chose de la qualité de la prestation livrée par le CO qui, en confiance et sous des conditions météorologiques idéales, a pu développer son jeu de mouvement. Après la dernière sortie à Toulon, en Top 14, qui avait vu les Castrais perdre dans les grandes largeurs au terme d’un match "pourri" par les scories, l’indiscipline et l’énervement, le CO a su retrouver de la maîtrise sur son rugby et de l’emprise sur ses émotions. Les hommes du quatuor Reggiardo-Prosper-Furet-Worsley ont appliqué le bon dosage sur leur curseur d’agressivité (pas de carton jaune récolté) et ont été disciplinés.

Sur un pré magnifique et sous un doucereux soleil d’hiver, jouer au rugby devenait alors plus facile. Les Dragons ont eu la gueule clouée après à peine plus de dix minutes de jeu : Thomas Fortunel et Anthony Jelonch, aidés par le pied de Julien Dumora, avaient déjà porté le score à 14-0. "Nous avons pris énormément de plaisir, explique Thomas Fortunel, tout heureux d’avoir inscrit son premier essai à Pierre-Fabre. On voit que dès que nous parvenons à mettre de l’avancée, nous sommes dangereux et nous trouvons des automatismes. Mais attention, rien n’est encore acquis. Il fallait impérativement gagner. C’est fait. Maintenant à nous de bien négocier Worcester. Il faut rester humbles."

Humilité… L’axe fort du premier discours de Reggiardo après le match : "L’équipe a livré une première mi-temps proche de la perfection. Nous avons dégagé de la maîtrise et de la puissance. La deuxième mi-temps a été globalement maîtrisée, même si on prend deux essais que nous aurions peut-être pu éviter. Mais il ne faut pas avoir la mémoire courte. Au match aller, nous avions perdu et pris quatre essais. Là, nous rendons une copie propre mais nous insistons sur l’humilité. Nous avons juste gagné le droit de jouer un huitième de finale." On l’aura compris, ce n’est pas encore l’heure de l’asado pour Reggiardo et ses troupes. Mais les motifs de satisfactions sont nombreux et la semaine à venir sera studieuse, mais légère.

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