• Décisif, le retour en jeu de Rabah Slimani sur la dernière mêlée de la rencontre est sujet à polémique.
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Champions Cup

Clermont : et Falatea se blessa...

Si les Jaunards ont quitté Londres avec une victoire, ils le doivent en partie,lors de l’ultime mêlée du match, au retour sur la pelouse de Rabah Slimani.

Ce fait de match a tout autant fait sourire les supporters de Clermont qu’il a fait hurler ceux des Harlequins. A la 78e minute, alors que les Jaunards ne sont pas encore certains de l’emporter au Stoop Stadium (19-26), l’Irlandais George Clancy ordonne donc l’ultime mêlée de la rencontre. à Clermont, Rabah Slimani, dont on connaît la réputation dans ce secteur de jeu, est sorti du terrain quelques minutes plus tôt pour faire une place, à droite de l’édifice, au jeune Sipili Falatea (22 ans), quelques feuilles de match mais pas la moindre titularisation depuis le début de sa carrière professionnelle, en Auvergne. Avant que la mêlée ne soit formée, le médecin clermontois entre sur la pelouse et se porte au chevet de Falatea, lequel pose aussitôt un genou au sol. Sur le bord de touche, Rabah Slimani est déjà prêt à revenir en jeu, ce qu’il fait à l’instant où son coéquipier est officiellement déclaré blessé par les officiels de match.

L’arrêt de jeu terminé, l’Hercule de Sarcelles emporte son vis-à-vis Nick Auterac, plutôt dominateur depuis son entrée en jeu. Dans la foulée, Clancy accorde logiquement une pénalité aux Jaunards, lesquels se dégagent, plient la rencontre et nous abandonnent enfin à cette question fondamentale : Sipili Falatea était-il vraiment blessé ? En conférence de presse, Franck Azéma assurera que "oui", plaidant pour le jeune homme un pépin aux "cervicales". Un autre membre de l’encadrement clermontois, interrogé à ce sujet par un confrère de La Montagne, se contentera en revanche de dégainer un sourire entendu avant de s’évanouir dans la nuit londonienne. Au bout du bout, on ne jurera pas que Clermont a triché outre-Manche. On dira simplement que cette rencontre, plaisante à bien des égards, aurait probablement mérité une fin plus digne, ou en tout cas moins brumeuse…

Clermont poussif mais de retour au premier plan

Quoi que l’on pense des cinq dernières minutes des Jaunards au Royaume-Uni, on reconnaîtra néanmoins aux coéquipiers de Morgan Parra le mérite d’avoir réalisé dans cette phase préliminaire de Champions Cup un quasi "sans faute", gagnant cinq de leurs six matchs et revenant d’autorité dans une élite européenne qu’ils n’auraient finalement jamais dû quitter. à l’hiver 2020, on ne cachera pas que l’on a connu l’ASMCA plus conquérante, moins maladroite et plus sûre de sa force. Mais on n’oublie pas, non plus, que cette équipe en fin de cycle ou presque (Isaia Toeava, Nick Abendanon et Rémy Grosso sont sur le départ, Davit Zirakashvili va mettre un terme à sa carrière…) compte dans ses rangs quelques joueurs de classe mondiale capables d’offrir au club auvergnat une demi-finale européenne, quand sonnera l’heure du "money time". Morgan Parra, très bon face aux Harlequins, fait partie de ceux-là. Damian Penaud, Apisai Naqalevu et Sitaleki Timani, dominateurs dans tous les duels qu’ils eurent à disputer au Stoop Stadium, auront eux aussi leur mot à dire quand sonneront les phases finales. On ne perd pas de vue, enfin, que cette équipe clermontoise quelque peu poussive depuis le début de saison jouait à Londres sans Wesley Fofana, Peceli Yato ou Alivereti Raka. Le droit d’y croire, vous dites ? C’est à peu près ça…

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