Colomiers : les nouveaux carnassiers

  • Edoardo Gori plonge dans l’en-but après son contre. À l’image de son équipe, le demi de mêlée italien se montre à l’affût.
    Edoardo Gori plonge dans l’en-but après son contre. À l’image de son équipe, le demi de mêlée italien se montre à l’affût. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Les Haut-Garonnais poursuivent leur marche en avant, bien décidés à se jeter sur toutes les miettes qui leur sont données.

La première mi-temps délivrée par Colomiers vendredi soir est la preuve indéniable d’une équipe en confiance. À laquelle tout sourit, et à laquelle il faut très peu d’occasions pour se repaître. Un peu à l’image de ces grands fauves, qui attendent patiemment le moment opportun pour se jeter sur leur proie et ne plus la lâcher comme le deuxième essai rageur et plein de vista d’Edoardo Gori le prouve. D’une situation a priori inoffensive au départ, le demi de mêlée italien a flairé l’opportunité.

La recherche et l’ambition d’une maîtrise totale

Cet instinct de "tueurs" si on peut dire ainsi colle à la peau des Haut-Garonnais, dont la mue ne cesse de surprendre mais ne le devra bientôt plus pour les adversaires. Sous peine de tomber entre les crocs d’une équipe de morts de faim, à l’enthousiasme débordant et incarnée par un certain vent de fraîcheur. D’où se dégage aussi une étonnante sérénité. "Nous sommes surtout plus concentrés", préfère dire Jules Soulan, demi d’ouverture qui saisit sa chance depuis le début de saison. L’ancien Agenais prouve qu’il n’a rien à perdre mais tout à gagner. "En fait, on sait que nous avons une très bonne conquête (six ballons volés à Béziers en touche, N.D.L.R.) donc les munitions existent. Cela nous permet d’avoir tout le temps le ballon et de créer de la confiance. Puis on se suit. Regardez nos actions, on peut croire au départ que c’est une volonté individuelle mais on se rend compte que le ballon rebondit à chaque fois par des passes au contact." Comme une impression de meute, qui désarçonne et "permet de faire mal pour marquer des essais rapidement".

La troisième réalisation columérine conclue par Gaëtan Barlot en est un exemple frappant et la preuve d’un jeu qui prend de plus en plus d’épaisseur. Se pose donc désormais au fur et à mesure que la saison avance de savoir jusqu’où la bande de Julien Sarraute et de Fabien Berneau peut aller ? Parce qu’au-delà des séquences offensives, les joueurs à la Colombe ont aussi montré qu’ils avaient la carapace dure, n’encaissant zéro point pour la deuxième fois de la saison à domicile, après la réception de Rouen en octobre dernier et conservant de fait leur quatrième bonus offensif à Bendichou. Il faudrait un sacré concours de circonstances pour que la machine s’enraye. "Ça ne tient à rien aussi", avertit Jules Soulan, se référant à la physionomie du match contre Béziers. Sauf que d’un rien, Colomiers est capable ces dernières semaines d’en faire un festin.

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