• Malgré une nouvelle prestation XXL de Virimi Vakatawa auteur d’un doublé, les Racingmen sont tombés sur la pelouse de l’ANllianz Park. Les Saracens de Maro Itoje sont qualifiés tandis que les Franciliens se déplaceront en quarts.
    Malgré une nouvelle prestation XXL de Virimi Vakatawa auteur d’un doublé, les Racingmen sont tombés sur la pelouse de l’ANllianz Park. Les Saracens de Maro Itoje sont qualifiés tandis que les Franciliens se déplaceront en quarts. Richard Lane / Icon Sport / Richard Lane / Icon Sport / Richard Lane / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Champions Cup

Il suffisait de presque rien pour le Racing...

Battus par les Saracens, les Racingmen joueront leur quart de finale européen à l’extérieur. Malgré tout, le tableau n’est pas si noir...

Vous conviendrez que tout ceci est très cruel : le Racing a réalisé une phase préliminaire quasi parfaite, ramené un match nul de Thomond Park, détruit les Ospreys à deux reprises et poussé les champions d’Europe en titre dans leurs derniers retranchements. Malgré tout, les coéquipiers de Henry Chavancy devront jouer leur quart de finale de Coupe d’Europe à l’extérieur, réduisant de façon significative leurs chances d’accéder au dernier carré de la Champions Cup. À Londres, le manager Laurent Travers expliquait : "Nous sommes frustrés, déçus. Dimanche, nous avions une belle opportunité de battre l’équipe type du champion d’Europe ; à l’Allianz Park, on avait l’occasion de montrer que le Racing était bien présent dans cette compétition. Le coup est passé près mais cette défaite nous montre aussi ce qui nous sépare encore de champions comme les Saracens." Et selon vous, Laurent Travers, qu’est-ce qu’il "sépare encore" votre équipe de l’armada fort bien rémunérée de la banlieue Nord de Londres ? "Sur ce dernier match de poule, poursuivait l’ancien talonneur de Brive, les Saracens ont par exemple été meilleurs que nous dans la conquête aérienne. […] Après le carton rouge de Will Skelton, nos adversaires ont mis en place une stratégie très simple, axée sur du jeu au pied d’occupation : si en deuxième mi-temps, nous avions su nous imposer sous les ballons hauts, on aurait pu renverser la pression et mettre en place notre jeu. Malheureusement, ils ont été plus forts dans ce domaine et dans le deuxième acte, les Sarries ont récupéré tous les ballons hauts. Ceci leur a permis d’être très souvent sur des phases dynamiques." Alors, verdict ? "Il ne faut pas être pessimiste. Si nous parvenons à gommer ces quelques lacunes dans les prochaines semaines, nous pourrons gagner des matchs importants : des matchs plus importants, même, que celui de dimanche…"

Vakatawa toujours intouchable

Privés à Londres de Camille Chat, impressionnant depuis son retour du Mondial, et Teddy Thomas, lui aussi en phase ascendante, les Racingmen ont indéniablement prouvé face à l’équipe la plus titrée de ces cinq dernières années qu’il faudrait compter avec eux au moment où débuteraient les phases finales de la coupe d’Europe. Dans les rangs ciel et blanc, ils sont ainsi plusieurs à avoir fait forte impression face aux Saracens. Virimi Vakatawa, d’abord : auteur de deux essais à l’Allianz Park, dangereux sur tous les ballons qu’il eut à négocier, le trois-quarts centre international a une nouvelle fois prouvé qu’il était à l’heure actuelle le meilleur joueur du monde à son poste et qu’il formerait, aux côtés de Romain Ntamack ou Gaël Fickou, une paire intéressante face aux vice-champions du monde, le 2 février prochain. Boris Palu et Bernard Le Roux ? Bien qu’indisciplinés, ces deux-là ont un tel abattage en défense et dans le jeu courant qu’ils pourraient bien, eux aussi, faire le bonheur du XV de France lors du prochain Crunch. Enfin, Brice Dulin a confirmé outre-Manche qu’il revenait peu à peu à son meilleur niveau quand Louis Dupichot, auteur d’une passe décisive et d’un essai, semble poursuivre sa montée en puissance.

Voir les commentaires
Réagir