• Noa Nakaitaci est sorti touché à un genou. La dernière péripétie d’une après-midi difficile pour les Lyonnais.
    Noa Nakaitaci est sorti touché à un genou. La dernière péripétie d’une après-midi difficile pour les Lyonnais. Ipp / Icon Sport / Ipp / Icon Sport / Ipp / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Champions Cup

Lyon est passé du paradis à l’enfer

Auteur d’une première mi-temps maîtrisée, le Lou semblait en voie de remporter une victoire et de passer un palier, avant de s’incliner au terme d’une deuxième mi-temps ratée, ternie par les sorties sur blessure de Noa Nakaitaci et de Josua Tuisova…

Le Lou n’est pas passé loin de taper enfin un club anglais en Coupe d’Europe. Il était tout près, plus près que d’habitude en tout cas. Au terme d’une première mi-temps maîtrisée, où l’on avait retrouvé le Lou qu’on aime, solide en conquête, agressif et bien organisé en défense, opportuniste et réaliste en attaque, on se prenait à rêver d’une deuxième victoire consécutive en Coupe d’Europe. Cela aurait été un petit pas pour le rugby français, mais un grand pour le Lou Rugby, pour prendre acte pour la fin de saison en Top 14, et une troisième saison espérée au plus haut niveau européen. Au final, il a perdu, et le rugby français n’en fait pas grand cas, et il se retrouve à la case départ après une deuxième mi-temps ratée. On peut gloser sur les deux courses fulgurantes du demi de mêlée, Corbus Reinach, beaucoup plus rapide – et aussi peut-être un peu plus vicieux – que Noa Nakaitaci à la course, et de l’arrière Georges Furbank, qui déposait Xavier Mignot, pour deux essais qui offraient la victoire bonifiée, et la qualification, aux Anglais, se demander comment ses diables d’Anglais s’entraînent, se préparent et se nourrissent pour courir et se passer la balle plus vite que nos poulets élevés au bon grain…

Mais la question après le match était surtout de savoir comment une équipe peut passer du paradis à l’enfer en aussi peu de temps ?

Tuisova et Nakaitaci sortis touchés

C’est assez simple, déjà, elle perd ses ballons en touche (48e, 52e) et est pénalisée en mêlée (44e). Ce n’est pas l’idéal pour débuter une mi-temps et continuer de faire doute son adversaire. Ensuite, elle n’a pas réussi à concrétiser ses temps forts : le maul lyonnais, terminé dans l’en-but anglais, ne parvenait pas à aplatir (50e), puis le jeune Ethan Dumortier, à peine entré en jeu, ne parvenait pas à capter une passe de Sam Hidalgo-Clyne (51e), par ailleurs bon animateur et auteur d’un bon match. Quelques minutes plus tard, les Lyonnais gâchaient un nouveau temps fort en étant pénalisé dans les vingt-deux adverses (57e), avant de concéder une nouvelle pénalité au centre du terrain (59e). Les Anglais, tout heureux de s’en sortir aussi bien, reprirent le contrôle du terrain, du ballon et donc du match, au grand dam des Lyonnais et de leur manager, Pierre Mignoni. "Tu fais le job et tu t’effondres, se lamentait le technicien. Je ne l’explique pas. Cela doit être de ma faute… Je préfère retenir la première mi-temps, très positive. C’est la preuve qu’on peut quand on le veut. Mais on joue la grande Coupe d’Europe ! Il y en a qui ne l’ont pas compris !"

Le retour sur terre dans le dernier quart d’heure ne devrait pas manquer d’éveiller ou réveiller quelques consciences… Pour ternir encore plus un deuxième acte raté et décevant, le Lou a enregistré les sorties sur blessures de Josua Tuisova, auteur d’un bon match au poste de deuxième centre, et Noa Nakaitaci. Le premier diagnostic faisait état d’une contusion à un pied pour le premier, et d’une entorse au genou droit pour le second, avant des examens complémentaires.

Sébastien Fiatte
Voir les commentaires
Réagir