• Aussi à l’aise balle en main que balle au pied, Bastien Agniel veut aider la Véore à grandir, avant de terminer sa carrière dans quelques années, à Grane, son club formateur.
    Aussi à l’aise balle en main que balle au pied, Bastien Agniel veut aider la Véore à grandir, avant de terminer sa carrière dans quelques années, à Grane, son club formateur. / Sébastien Fiatte
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Fédérale 3

Agniel de retour d’Italie

Le club bénéficie de l’arrivé de plusieurs joueurs d’expérience, dont le demi de mêlée, Guillaume Martin, mais aussi de l’ouvreur ou centre, Bastien Agniel, de retour après huit saisons en Italie. Originaire de Grane, il apporte son expérience à une équipe ambitieuse.

Dimanche 19 janvier, le club de la Véore qui regroupe les clubs de Beauvallon et Porte-lès-Valence, deuxième de sa poule de Fédérale 3, a réalisé un joli coup en s’imposant (13-20), sur le terrain du leader La Tour-du-Pin. Pour décrocher une troisième victoire consécutive à l’extérieur, les Drômois ont pu compter, au centre de l’attaque, sur Bastien Agniel. Après un long séjour en Italie, à Recco, en Série A — la deuxième division italienne, d’un niveau équivalent à la Fédérale 1-Fédérale 2 - l’ouvreur (31 ans), placé en douze ce jour-là, a choisi de rentrer en France à la dernière intersaison.

"Avec ma compagne, nous venons d’avoir une petite fille, souffle-t-il. Je suis revenu pour penser à l’après rugby et me rapprocher de mes parents." Originaire de Grane où il a commencé le rugby avant de rejoindre l’US Bressanne à l’âge de 16 ans, puis de fréquenter pendant deux saisons le centre de formation de Bourg-en-Bresse, le joueur a choisi naturellement de trouver un club compétitif pas très loin de chez lui.

"Je voulais jouer à un bon niveau, sans me prendre la tête, explique-t-il, alors qu’il a forcément été demandé par des clubs des divisions supérieures. Nous sommes dix de Grane à être ici, dont Rémy Alligier, l’entraîneur de la réserve. Je ne voulais pas faire trois quarts d’heure ou une heure de voiture pour aller m’entraîner… Et je ne regrette pas mon choix. On tourne bien." Il n’est pas pour rien dans les bonnes performances de son équipe. En Isère, il fit par exemple, le franchissement décisif sur le premier essai, avant de prendre le relais face aux perches de son ouvreur, Kevin Pagès, en deuxième mi-temps.

Leader de jeu, il n’est pas - encore ? - capitaine. Le staff et les dirigeants aimeraient bien. Mais le joueur ne vient rien imposer, ne rien forcer, et faire ses preuves sur le terrain. Comme il l’a fait au début à Recco, une bourgade de dix mille habitants, situé à côté de Gênes, pas loin des Cinq Terres. Il a passé là-bas de jolies saisons, sur et en dehors du rugby, dont la moitié comme capitaine de l’équipe.

"à ma sortie du centre de formation, mon agent m’a proposé l’offre de ce club. J’étais déçu de ne pas avoir eu ma chance et je ne voulais pas aller jouer en Fédérale 1. J’ai visité les installations du club. C’était en bord de mer. Là-bas, le thermomètre ne descend pas en dessous de huit degrés. Ça changeait un de Bourg-en-Bresse, et d’Oyonnax (sourire) !"

Revenu du côté de Grane, il prépare en alternance un diplôme de préparateur physique et de coach sportif, avec des stages toutes les semaines dans une salle de sport à Loriol, détenue par Benoît Sylvestre, un ancien Granois aussi.

"D’ici quelque temps, nous risquons de faire parler de nous, si nous arrivons à tous revenir au club ! Je sais que je finirai ma carrière à Grane."

Avant il entend aider encore un peu la Véore, à se qualifier déjà et à passer le premier tour des phases finales, pour faire mieux que l’an passé et jouer l’accession en Fédérale 2. "Après… On montera, ou pas. Mais dans tous les cas, on ne jouera pas pour perdre !"

Sébastien Fiatte
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