• La volonté d’avancer des Gazelles est symboliséepar Elsa Combroux.
    La volonté d’avancer des Gazelles est symboliséepar Elsa Combroux. / Jérémy Champseix
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Élite 2

Limoges : une place pour l’élite

L’USAL féminin incarne ces clubs aux moyens réels mais freinépar le contexte général.

À Limoges, le rugby féminin n’est pas le produit d’un effet de mode. Il est né il y a 25 ans de la volonté d’un certain Pierre Vllepreux. Un quart de siècle plus tard, les Gazelles de la capitaine Elsa Combroux bondissent toujours, elles continuent de grandir et de se structurer en essayant de trouver leur juste place au côté de la politique de l’USAL en matière de rugby des garçons. Si on peut mesurer une certaine évolution, c’est parce que depuis trois ou quatre ans le club a donné aux filles les moyens de se développer. Il y a une volonté politique d’accompagner la pratique féminine. Pour tirer techniquement le collectif vers le haut, le manager Eric Laylavoix a fait le choix de compétences telles Charles Rai, Anthony Dumas et Jean-Jacques Taofifenua, et si le groupe possède une très grosse marge de progression, il faudra du temps pour atteindre les objectifs de l’Elite 1. Selon le manager, les Gazelles n’en seraient qu’aux prémices, mais Eric Laylavoix met aussi en avant un contexte général qui limite le développement du haut niveau sur le secteur du Limousin.

Pour une identité Haute-Vienne

Son plaidoyer est éclairant : " à Limoges nous avons tout pour devenir une place forte. Je milite pour une identité Haute-Vienne et un club d’élite féminin en Limousin mais dans notre secteur se développe la pratique loisir alors que c’est la compétition qui permet de tendre vers le haut niveau. Sur le département nous n’avons qu’une trentaine de U15, le haut niveau cadettes il est à Brive, il n’y a pas une unité de lieu pour les seniors et les cadettes. Les forces sont éparpillées et le dispositif est fragilisé en voulant contenter tout le monde. Le Limousin est au carrefour entre les grands pôles de Clermont, Toulouse, la Rochelle et Bordeaux et les joueuses en doubles projets se tournent vers ces pôles. C’est un facteur limitant de développement." Le constat est implacable, mais il n’empêche pas les Limougeaudes de vouloir rivaliser avec les meilleures, et elles y parviennent grâce à un travail aux entraînements réalisé selon le vœu du manager à haute intensité. Quand l’USAL aura 40 cadettes et un groupe homogène de 35 seniors sur ses listings, l’heure de l’aventure en Elite 1 aura sonné. Il est beaucoup trop tôt pour affirmer ce genre d’ambition. Cependant, l’entente avec le club de quartier du RC L’Aurence pourrait participer à la création d’une réelle identité sur l’agglomération limougeaude.

Gérard Piffeteau
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