• Fabien Galthié et Charles Ollivon lors de la présentation des équipes pour le Tournoi des 6 Nations.
    Fabien Galthié et Charles Ollivon lors de la présentation des équipes pour le Tournoi des 6 Nations. PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Edito

Nouvelle donne

L'édito d'Emmanuel Massicard... Surtout, ne rien vous cacher. Au bout de ce mois de janvier digne d’un marathon couru à la foulée d’Usain Bolt, nous sommes prêts à basculer vers une nouvelle aventure, comme happés par le Tournoi des 6 Nations qui déploie éternellement sa magie. La nouveauté ? Façon de parler… La recette n’a quasi pas changé depuis 138 ans : des stades, des équipes, des hymnes, des périples et des troisièmes mi-temps pour garnir le butin. Avec tout ça, notre petit monde ovale est le rentier de sa propre légende.

Mais si le cadre de ce bon vieux Tournoi peine à jouir d’un ravalement de façade qui ne lui ferait pas de mal, il demeure heureusement les hommes pour apporter du souffle et de la créativité. Cette année, la promesse de vent nouveau s’est intensifiée, portée par un cycle qui échappe encore au réchauffement climatique, celui des Coupes du monde. Comme tous les quatre ans, quand valsent les générations c’est un nouvel élan qui nous transporte et notre XV de France n’apparaît jamais aussi bon que lorsqu’il n’a pas encore joué. Rêvons un peu, au moins jusqu’à l’Angleterre.

Si certains dinosaures tels Sergio Parisse et Alun Wyn Jones font de la résistance, ils sont rares les trentenaires à avoir résisté, nous y venons, à la nouvelle aventure. Autour d’eux, les tauliers trentenaires ont valsé, allègrement priés de garnir banquets et de rejoindre en tribunes les anciens combattants internationaux. Chez nous, Picamoles, Lauret, Huget, Fofana, Lopez, Guirado et certainement Slimani ont passé leur tour. Manière de ne pas perdre de temps sur le chemin qui mène à 2023, la France n’a pas été la dernière à s’approprier les principes du changement c’est maintenant pour mieux précipiter les indécis. Une fois n’est pas coutume, il n’y aura pas de consensus mou et la révolution de palais conduite par le tandem Galthié-Ibanez replace d’emblée le XV de France sur les rails de l’exigence, en quête de performance. Avec l’avènement d’une génération dorée, il semblerait même que tous nos espoirs d’avenir puissent être enfin permis…

Au vrai, tout cela témoigne de ce virage au grand largue engagé par l’ensemble du rugby français dans sa quête de succès pour les Bleus, de public dans -tous- les stades et de gamins dans les écoles de rugby. Les lignes ont bougé et notre sport ancré dans la tradition comme d’autres restent figés le cul dans la graisse semble enfin déterminé à se remettre en cause. En témoignent, revenons-y, les efforts consentis par les clubs pour aider les Bleus, avant de retirer eux-mêmes avantages des progrès individuels de leurs internationaux. En témoigne le mano a mano FFR/LNR, unis pour lancer le championnat pro de rugby à 7, avec une première édition samedi qui va casser les codes du rugby d’avant.

Midi Olympique n’échappe pas au mouvement avec son Fantasy Game consacré au Top 14. La Grande Mêlée rassemble un public jeune et largement mobilisé. Un nouveau terrain de jeu et déjà un succès tant l’engagement est fort à suivre les clubs et leurs actualités. Ce n’est qu’un début. Comme un symbole, c’est au lendemain de ce premier week-end à jouer les managers que Midol renforce sa tradition littéraire en accueillant Christian Montaignac parmi son pack de chroniqueurs. Le projet était dans l’air depuis plus d’un an, suivant une suggestion de Jacques Verdier pour l’amour des mots, le passage de témoin et la transmission d’une culture. La nouveauté du jour complète la passe. C’est notre richesse, notre fierté. On n’arrête pas le progrès… 

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