Sanchez, enfin...

  • Nicolas Sanchez (Stade français) contre Clermont
    Nicolas Sanchez (Stade français) contre Clermont Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Transparent depuis son retour du Japon, l’international argentin Nicolas Sanchez a livré à Clermont une performance majuscule.

Nicolas Sanchez fait partie, avec Gaël Fickou et Pablo Matera, des trois plus gros salaires du Stade français et, de toute évidence, des cinq plus importantes rémunérations du Vieux Continent. Lorsque le meneur de jeu des Pumas a débarqué dans la capitale, il y a deux ans, ses dirigeants étaient donc en droit d’attendre de lui une plus-value au moins égale à l’investissement opéré. Verdict ? Sous les ordres de Heyneke Meyer, dont le cadre de jeu strict ne correspondait pas vraiment au tempérament latino, Nicolas Sanchez s’est globalement traîné comme une âme en peine, alternant les performances à 15 sur 20 et les rendus incolores, inodores et incompréhensibles, pour quiconque avait déjà observé l’enfant de Tucuman sous les couleurs des Jaguares ou des Pumas. à son sujet, on ne jurera pas qu’il est aujourd’hui transcendé par le projet Arias-Sempere mais d’évidence, il a enfin pris la pleine mesure de son rôle dans la capitale : au stade Michelin, samedi soir, l’Argentin fut ainsi le meilleur joueur parisien, occupant le terrain adverse avec pertinence, attaquant la ligne avec un appétit qu’on ne lui connaissait plus et terminant la rencontre avec un intéressant cinq sur six aux tirs au but…

Le cauchemar du Mondial japonais

à l’hiver 2020, Nicolas Sanchez semble donc enfin libéré du fantôme de la Coupe du monde, une compétition qui l’avait vu perdre sa place de numéro 1 chez les Pumas au profit du Castrais Benjamin Urdapilleta. En Argentine, certains journaux assuraient même, à l’époque, que le changement de meneur de jeu avait été commandité par les joueurs eux-mêmes, alors convaincus que la grinta de "Urda" était plus utile au collectif que l’élégante désinvolture du néo-Parisien. Passé ce camouflet, Nicolas Sanchez - meilleur réalisateur de l’édition 2015 - avait eu besoin de temps pour encaisser le choc et retrouver son meilleur niveau, dans un club secoué par une crise majuscule. Mais au commencement de la phase retour, le Stade français sait qu’il peut à nouveau compter sur une pointure à l’ouverture et, dans "l’opération survie" qu’a lancée Thomas Lombard début novembre, la nouvelle n’a rien d’anecdotique…

Voir les commentaires
Réagir