Bilan : so nice !

  • Lors de leur séjour à Nice, les Bleus se sont prêtés à une séance d’autographes pour le plus grand bonheur des fans, petits et grands.
    Lors de leur séjour à Nice, les Bleus se sont prêtés à une séance d’autographes pour le plus grand bonheur des fans, petits et grands. Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Quelques mois après son stage de préparation pour la Coupe du monde, le XV de France est revenu une dizaine de jours sur la Promenade des Anglais, afin de préparer son Tournoi au soleil. Pour le plus grand plaisir de tous, cela va sans dire...

Rien n’est trop beau pour ces Bleus,chargés de redorer la vitrine du rugby français. Pas même de faire déplacer plus d’une soixantaine de personnes (les 42 joueurs et leur staff) dans un hôtel quatre étoiles sur la Promenade des Anglais, très loin d’un Centre National de Rugby qui a pourtant été créé pour ça, au prix d’une opération financière officiellement neutre (l’absence du XV de France pendant deux semaines ayant notamment permis de commercialiser des espaces du CNR pour des séminaires). "Nous avons choisi Nice tout simplement parce qu’une partie de l’encadrement technique connaît les lieux pour y avoir préparé la dernière Coupe du monde, expliquait en début de stage le manager Raphaël Ibanez. C’est un endroit propice à la performance, qui permet également de changer du cadre habituel du CNR." En changer, alors que le XV de France de Fabien Galthié n’y a pratiquement pas encore mis les pieds ? L’idée peut prêter à sourire, bien sûr. Mais prend tout son sens dans le contexte d’un stage de deux semaines, où le soleil niçois et la proximité du centre-ville constituaient autant d’arguments susceptibles de soigner le bien-être des Bleus, qui n’aurait probablement pas été le même pendant une aussi longue période à Marcoussis…

"D’aqui d’aia ", rien n’est pareil…

D’aqui d’aia, comme le disent les vieux Nissarts, tout n’est pas du pareil au même… "Ce n’est que mon avis personnel, mais je sais qu’il est partagé par beaucoup d’autres joueurs, admettait l’ailier Vincent Rattez. C’est sûr que pour un stage aussi long, on est bien contents d’être ici, avec la mer juste de l’autre côté de la route et sous le soleil, plutôt qu’à Marcoussis où on a vu qu’il avait gelé ces derniers jours. C’est tout bête mais dès qu’on a un bout de temps libre, on peut aller à pied au centre-ville, alors que c’est beaucoup plus difficile d’aller dans Paris quand on est à Marcoussis. Pour les moments hors-rugby, c’est évidemment plus agréable d’être ici, à Nice… "

"Un super éclairage pour le rugby à Nice"

Et l’on ne peut que convenir que ce pari Nice a encore une fois été réussi, avec un soleil au rendez-vous et des installations du Stade niçois largement au niveau, pour une ville qui compte surfer sur cet élan, 37 ans après la dernière (et unique) finale de championnat disputée par le club de la Baie des Anges. Parce qu’au-delà des demi-finales du Top 14 qui se dérouleront au mois de juin dans l’Allianz Riviera, la ville chère au vice-président Serge Simon compte bien capitaliser sur cette nouvelle image de terre de rugby. "Que l’équipe de France choisisse de revenir sur nos installations, c’est un super éclairage pour le club et la ville", se réjouit le président du Stade niçois Patrice Prévôt.

Un exemple ? Si l’entraînement public du XV de France n’avait accueilli que 300 spectateurs pendant la préparation de la Coupe du monde, c’est pratiquement un millier de personnes qui se sont rassemblées mercredi dernier aux Arboras, signe d’un engouement toujours croissant, qui crée un cercle vertueux. Pour preuve, le Stade français se trouve aussi sur les rangs pour investir les Arboras le temps d’un stage en cours de saison, tandis que le XV de France retrouvera de son côté le chemin du CNR. À regret ? faudrait quand même pas exagérer… "On a souvent associé Marcoussis à Marcatraz, mais il ne faut pas le voir comme ça, confiait l’entraîneur des avants Karim Ghezal. Au CNR, on a des installations de top niveau et il faudra s’en servir. Le but, à terme, c’est que les joueurs se sentent comme à la maison à Marcoussis. On a la chance d’avoir une génération de joueurs qui a de bons souvenirs là-bas, et il faut faire en sorte que ça dure. " Quitte, pour cela, à préparer le Tournoi dans les meilleures conditions possibles, après avoir fait le plein de vitamine D sur la Baie des Anges…

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