• Vern Cotter et Montpellier, c'est terminé
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Transferts

Cotter à la tête des Fidji

L’ancien coach de Clermont, de l’Écosse et de Montpellier a trouvé un nouvel emploi. Il tentera d’optimiser le potentiel fabuleux de l’archipel mélanésien.

Voilà Vern Cotter de retour dans l’hémisphère Sud, quatorze ans après son arrivée en Europe. Le Néo-Zélandais a été nommé sélectionneur des Fidji. Il va donc quitter Montpellier où son avenir s’annonçait de toute façon en pointillé après l’annonce de l’arrivée de Philippe Saint-André comme directeur du rugby (après celle de Xavier Garbajosa qui l’a remplacé comme entraîneur principal). Vern Cotter devait de toute façon quitter le club à la fin de la saison pour trouver un poste de technicien à part entière, les pieds sur le terrain. Il va donc remplacer un autre Néo-Zélandais, John McKee qui n’a pas réussi à qualifier les Fidji pour les quarts de finale de la Coupe du monde, c’est vrai mais qui avait su les mener à la victoire en France en 2017.

Vern Cotter dirigera les Fidji pour la première fois contre les Tonga le 4 juillet. Il s’est engagé pour trois ans, c’est-à-dire jusqu’à la prochaine Coupe du monde en France. Vern Cotter avait déjà été sélectionneur d’une nation majeure, l’Écosse entre 2014 et 2017 avec un taux de réussite de 53 pour cent de victoires (meilleure performance de l’Histoire). Il avait été à deux doigts d’une qualification en demi-finale mondiale en 2015 après une défaite de très peu face à l’Australie sur une pénalité contestable.

Lui qui passe pour un homme rigoureux et intransigeant, sera-t-il capable de faire franchir un pas à des joueurs très doués, mais souvent dilettantes et irréguliers. Mais dans le passé, il a eu pas mal de gros talents fidjiens sous ses ordres tels que Nemani Nadolo et Nemani Nagusa à Montpellier ou Napolioni Nalaga à Clermont.

Il n’était pas le premier choix

"Monsieur Cotter a présenté un plan complet et détaillé afin de mener l’équipe à de nouvelles réussites. Nous avons été impressionnés par sa vision et ses ambitions, a expliqué le patron de la Fédération fidjienne (FRU) Francis Kean. Ce n’est pas un secret que la Coupe du monde 2019 a été une déception. Avec l’arrivée de Vern Cotter, nous pensons que les Flying Fijians peuvent obtenir le succès que leur potentiel leur permet de viser. Pour nous, ce recrutement est un vrai investissement, un vrai coup."

Vern Cotter avait commencé sa carrière d’entraîneur dans les années 1990 à la tête de la province de Bay of Plenty avec Joe Schmidt comme adjoint. Puis il fut entraîneur adjoint des Crusaders entre 2004 et 2006 aux côtés de Robbie Deans avec deux victoires en Super Rugby à la clé (plus une finale perdue). C’est là que les Clermontois étaient allés le chercher, il leur offrit leur premier titre en 2010 (après trois finales perdues). Vern Cotter est une pointure, mais on croit savoir que ce n’était pas le premier choix de la fédération fidjienne. Celle-ci s’était mis dans la tête de recruter un technicien français, vu le grand nombre de joueurs qui évoluent dans l’Hexagone. On avait parlé de Vincent Etcheto, de Jacques Delmas et de Franck Azéma. Les choses ne se sont pas faites et la FRU a finalement trouvé les arguments (sonnants et trébuchants) pour s’assurer les services d’un Cotter qui, à 57 ans, essaiera de montrer qu’il a encore en lui la fibre d’un technicien de haut niveau.

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